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Salta et les Andes

Des vallées multicolores à chaque virage, des pistes à couper le souffle et des vignobles d'altitude

Le nord-ouest argentin vous emmène sur les routes les plus spectaculaires du pays. Salta, Cafayate, Cachi, Tilcara, Humahuaca… chaque jour traverse des quebradas, des cactus, des salines, des marchés. Un condensé de culture andine et de paysages à couper le souffle.

Le nord-ouest argentin vous emmène sur les routes les plus spectaculaires du pays. Salta, Cafayate, Cachi, Tilcara, Humahuaca… chaque jour traverse des quebradas, des cactus, des salines, des marchés. Un condensé de culture andine et de paysages à couper le souffle.

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Que faire à Salta - Jour 1 - boucle Sud Salta

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Route de Salta à Cafayate – Jour 3 - Boucle sud Salta

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Route 40 de Cafayate à Cachi -Boucle sud Salta

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Jour de transition à salta avant la boucle Nord

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Que faire à Pumamarca ? - Boucle Nord Salta

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Du cerra de las 14 colores jusqu'a Tilcara - Boucle Nord Salta

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Conclusion des boucles de Salta Nord et Sud

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Que faire à Salta - Jour 2 - Boucle sud Salta

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Que faire à Cafayate ? -Boucle sud Salta

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De Cachi à Salta par la ruta 33 et la Cuesta del Obispo - Boucle sud Salta

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De Salta à Pumamarca en passant par les salinas grandes - Boucle Nord salta

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Que faire à Humahuaca ? Boucle Nord Salta

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Que faire à tilcara ? - Boucle Nord de Salta

Que faire à Salta - Jour 1 - boucle Sud Salta

Que faire à Salta – Jour 1



Salta est souvent présentée comme une simple porte d’entrée vers Cafayate, Cachi ou la Quebrada de Humahuaca. En réalité, elle mérite bien davantage qu’une nuit de passage. Avant de prendre la route vers les grands paysages du Nord-Ouest argentin, cette première journée permet de poser les bases : comprendre la ville, son héritage colonial et son ancrage andin.

Le centre historique se parcourt facilement à pied, ce qui en fait une étape agréable pour entrer doucement dans le rythme du voyage. On y retrouve de belles façades coloniales, une place centrale animée, des églises très photogéniques et surtout deux musées qui donnent immédiatement de la profondeur au séjour.

Pour cette première journée, l’idée est simple : découvrir le cœur historique autour de la Plaza 9 de Julio et visiter les deux musées les plus importants de la ville. C’est aussi le moment idéal pour commencer à découvrir la gastronomie locale.


Activité principale : découvrir le centre historique et les musées


Quoi


Le cœur de Salta se découvre très facilement à pied. Tout s’organise autour de la Plaza 9 de Julio, véritable centre de la ville et point de départ idéal pour une première exploration.

La place est entourée de plusieurs bâtiments emblématiques. On y trouve notamment la cathédrale basilique de Salta, reconnaissable à sa façade rose et jaune très caractéristique.


À quelques pas de là se trouve le Museo Histórico del Norte, installé dans l’ancien Cabildo colonial. Le bâtiment lui-même vaut la visite avec ses galeries et son architecture typique.

Le moment le plus marquant de la journée reste cependant la visite du MAAM, le Museo de Arqueología de Alta Montaña. Ce musée est connu pour exposer les célèbres momies du Llullaillaco, découvertes à plus de 6 000 mètres d’altitude dans les Andes.


La visite est impressionnante. Même si ce n’est pas forcément la partie que j’ai le plus appréciée personnellement, voir ces corps si bien conservés reste une expérience assez forte et permet de comprendre l’importance des rituels liés aux montagnes dans la culture andine.


Pourquoi


Commencer par cette journée à Salta permet de mieux comprendre toute la région.

Le musée historique explique le rôle de la ville pendant la période coloniale et dans les échanges entre les Andes, la Bolivie et le reste de l’Argentine.


Le MAAM, lui, plonge beaucoup plus loin dans le temps et permet de découvrir les cultures andines précolombiennes. Les montagnes que l’on voit autour de Salta n’étaient pas seulement un décor naturel : elles étaient considérées comme des lieux sacrés.


Cette visite donne donc un contexte intéressant avant de partir explorer les paysages spectaculaires du Nord-Ouest argentin.


Comment


Le centre historique étant compact, tout peut se faire à pied.

Nous avons visité le Museo Histórico del Norte et le MAAM le même jour sans problème. Les deux se trouvent à quelques minutes l’un de l’autre autour de la Plaza 9 de Julio.


L’idéal est simplement de prendre son temps, de se promener dans les rues autour de la place et de profiter des cafés et petites boutiques.


Encadré culturel : Salta, capitale culturelle du Nord-Ouest argentin


Salta est souvent surnommée “Salta la Linda”, un surnom qui reflète bien l’image que les Argentins ont de la ville.

Située à environ 1 150 mètres d’altitude, elle a longtemps occupé une position stratégique entre les Andes, la Bolivie et le reste du territoire argentin. Les routes commerciales reliant le Haut-Pérou aux provinces du sud passaient souvent par cette région.


Mais l’identité culturelle de Salta ne se limite pas à son héritage colonial. Le Nord-Ouest argentin reste profondément marqué par les cultures andines. On retrouve cette influence dans la musique folklorique, l’artisanat, les marchés et bien sûr dans la cuisine.


Le MAAM illustre parfaitement cette dimension andine. Les momies découvertes sur le volcan Llullaillaco témoignent du rôle central des montagnes dans la spiritualité des peuples précolombiens.

Comprendre cette histoire permet de donner beaucoup plus de sens aux paysages et aux villages que l’on découvre ensuite dans la région.


Où manger


Pulpería 1910

Une très bonne adresse pour tester les milanesas argentines. Nous avons particulièrement aimé leur formule avec deux milanesas au choix accompagnées d’un litre de limonade maison.


Bici Café Salta

Parfait pour le petit-déjeuner. Un café agréable pour commencer la journée avant de partir explorer la ville.


Où dormir


B&B Andino

Un hébergement simple avec un bon rapport qualité-prix, bien situé pour profiter du centre historique.


Combien de temps rester à Salta ?


Deux jours sont idéaux pour découvrir Salta.

Le premier peut être consacré au centre historique et aux musées, tandis que le second permet de profiter davantage de l’ambiance de la ville et de préparer la suite du road trip.


Infos pratiques


Si vous prévoyez de parcourir le Nord-Ouest argentin en voiture, Salta est l’endroit idéal pour louer votre véhicule.

Nous vous conseillons vivement de vérifier attentivement votre réservation. Dans notre cas, la location n’avait pas été correctement confirmée et nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver une voiture disponible au dernier moment.

Il est également conseillé de retirer du cash à Salta avant de partir explorer la région. Dans les petits villages du Nord-Ouest, les distributeurs sont rares et il peut être difficile de payer par carte.

Les retraits bancaires classiques et les transferts Western Union restent les solutions les plus fiables.

Que faire à Salta - Jour 2 - Boucle sud Salta

Que faire à Salta - Jour 2



Après une première journée consacrée au centre historique et aux musées, ce deuxième jour à Salta permet de découvrir une autre facette de la ville. Le rythme est un peu plus léger, plus tourné vers l’ambiance locale, les petites adresses utiles avant de prendre la route et ce fameux coucher de soleil depuis les hauteurs qui revient souvent parmi les recommandations.


C’est aussi la journée idéale pour finaliser tout ce qui compte vraiment avant d’attaquer le road trip dans le Nord-Ouest argentin : récupérer du cash, confirmer la voiture de location, faire quelques courses et profiter encore un peu d’une ville qui se vit finalement très bien à pied.

Salta n’est pas la ville la plus spectaculaire d’Argentine, mais elle joue parfaitement son rôle de base agréable et stratégique. Cette deuxième journée permet donc à la fois de souffler, d’observer un peu plus le quotidien local et de terminer la découverte de Salta avant de partir vers Cafayate.


Activité principale : profiter de l’ambiance de Salta avant de prendre la route


Quoi


Cette deuxième journée à Salta se prête bien à une découverte plus libre du centre, avec moins de contenu muséal et davantage de temps pour profiter de l’atmosphère locale. On peut reprendre la promenade autour de la Plaza 9 de Julio, flâner dans les rues commerçantes, faire un passage par le marché et terminer la journée par la montée au téléphérique pour le coucher du soleil.


Le Mercado San Miguel fait partie des arrêts intéressants pour prendre le pouls de la ville. On y retrouve une ambiance plus populaire et plus quotidienne, très différente des façades plus soignées du centre historique. C’est aussi un bon endroit pour observer les produits régionaux, l’artisanat et une partie de la gastronomie locale.


Le moment fort de cette journée reste ensuite la montée au Cerro San Bernardo en téléphérique. Au-delà du côté très classique de l’activité, cela permet de prendre un peu de hauteur sur Salta et de mieux comprendre son implantation dans la vallée. En fin de journée, la lumière rend l’ensemble particulièrement agréable.

Enfin, pour ceux qui veulent prolonger la dimension culturelle du séjour, Salta est aussi connue pour ses peñas folkloriques. Nous n’avons pas pris le temps de le faire nous-mêmes, mais plusieurs amies qui l’ont testé nous en ont parlé en bien. C’est donc une option crédible à envisager pour une soirée différente.


Pourquoi


Ce deuxième jour est utile parce qu’il permet de sortir d’une découverte purement patrimoniale de Salta. Après les musées, on passe à quelque chose de plus concret et de plus vivant : le marché, les habitudes locales et l’organisation de la suite du voyage.

C’est aussi une journée importante sur le plan pratique. Le Nord-Ouest argentin est une région magnifique, mais elle demande un minimum d’anticipation. Une fois parti de Salta, les services se raréfient vite et certaines choses deviennent plus difficiles à trouver.


Enfin, le téléphérique et la vue sur la ville complètent bien la première journée. Après avoir découvert Salta à hauteur de rue, on la lit cette fois à l’échelle de la vallée, avec les reliefs en toile de fond. C’est une manière simple mais efficace de conclure l’étape.


Comment


Le plus simple est de garder une journée souple. Salta se visite très bien sans programme trop serré, surtout après une première journée déjà dense. On peut commencer tranquillement avec un café, reprendre la découverte du centre, puis consacrer un moment aux aspects pratiques.

Le Mercado San Miguel se visite facilement sans y passer des heures. L’intérêt est surtout de regarder, sentir l’ambiance et compléter l’image de Salta au-delà de ses monuments.


En fin de journée, la montée au téléphérique du Cerro San Bernardo fonctionne bien pour le coucher du soleil. La vue permet d’avoir une belle perspective sur la ville et la vallée environnante.

Si vous avez encore de l’énergie le soir, une peña folklorique reste une bonne option pour découvrir un pan important de la culture locale.


Encadré culturel : folklore et identité du Nord-Ouest argentin


Salta ne se résume pas à ses églises et à ses musées. Sa force vient aussi de son identité régionale très marquée, visible dans la musique, dans les marchés, dans la gastronomie et dans certaines traditions encore très présentes dans la vie quotidienne.

Dans le Nord-Ouest argentin, la culture folklorique reste très vivante. Ici, le mot folklore ne désigne pas seulement un spectacle pour touristes. Il correspond à une tradition musicale et sociale très ancrée dans la région.


Les peñas folkloriques sont des lieux où l’on vient écouter de la musique, partager un repas et parfois danser. Même si certaines sont aujourd’hui fréquentées par les voyageurs, elles restent un élément important de la culture locale.

Le marché et la vie quotidienne de la ville rappellent aussi que Salta est un véritable centre régional qui relie les vallées andines, les villages de montagne et les zones rurales. C’est cette identité particulière qui donne à la ville une atmosphère différente de celle des grandes villes argentines.


Comprendre cette dimension culturelle permet de mieux apprécier les paysages et les villages que l’on découvre ensuite dans toute la région.


Où manger


Salteñería Empanadas

Une véritable institution à Salta pour goûter les empanadas locales. C’est l’endroit parfait pour tester plusieurs goûts différents et comprendre pourquoi les empanadas salteñas sont si réputées.


La Nueva Criollita

Très bonne adresse pour découvrir une cuisine traditionnelle. Nous y avons goûté un excellent locro ainsi qu’un steak très réussi accompagné d’une sauce crème et ail.


Combien de temps rester à Salta ?


Deux jours pleins constituent un bon équilibre.

Le premier jour permet de découvrir les bases culturelles de la ville avec le centre historique et les musées. Le second est idéal pour profiter du marché, du téléphérique, des adresses gourmandes et préparer tranquillement la suite du road trip.


Infos pratiques


Profitez de cette deuxième journée à Salta pour faire quelques courses avant de partir sur la route si vous prévoyez de cuisiner pendant votre road trip. Une fois dans les vallées andines ou dans les petits villages, les magasins deviennent beaucoup plus petits et l’offre est forcément plus limitée.

En centre-ville, nous avons trouvé que le Carrefour de Salta était le plus efficace pour faire des courses complètes. Vous pourrez ensuite compléter facilement avec quelques produits frais au Mercado San Miguel, notamment pour les fruits, les légumes ou certaines spécialités locales.


C’est aussi le bon moment pour prévoir de l’eau et quelques snacks pour la route. Les trajets dans la région peuvent être longs et il n’y a pas toujours beaucoup de services sur certaines portions.


Enfin, si vous partez tôt le lendemain, pensez à préparer la voiture et vérifier votre itinéraire à l’avance. Les routes du Nord-Ouest argentin sont magnifiques, mais certaines zones peuvent avoir peu de réseau mobile. Télécharger la carte hors ligne peut éviter bien des surprises.

Route de Salta à Cafayate – Jour 3 - Boucle sud Salta

Route de Salta à Cafayate – Las quebrada de las conchas - Jour 3


Le troisième jour marque le vrai départ dans le Nord-Ouest argentin. Après deux journées à Salta pour découvrir la ville et régler toute la logistique, il est temps de prendre la route vers Cafayate.

Mais ici, le trajet n’est pas un simple transfert. La route entre Salta et Cafayate traverse la Quebrada de las Conchas, l’un des grands temps forts du voyage dans cette région. Dès que l’on quitte la vallée de Salta, les paysages changent progressivement : la végétation se raréfie, les reliefs deviennent plus secs, les couleurs s’intensifient, et très vite la route se transforme en succession de panoramas spectaculaires.


Ce qui rend cette étape si agréable, c’est qu’elle se fait facilement tout en donnant une impression de road trip immédiate. Les arrêts sont nombreux, bien répartis, et chacun apporte une variation dans les formes, les couleurs ou l’ambiance du paysage. C’est une route qui se photographie très bien, mais qui se vit encore mieux en prenant le temps de s’arrêter souvent.


L’arrivée à Cafayate, après cette succession de falaises rouges, de vallées désertiques et de formations rocheuses, donne vraiment le sentiment d’être entré dans une autre Argentine.


Activité principale : traverser la Quebrada de las Conchas


Quoi


La route entre Salta et Cafayate, par la Ruta 68, est l’un des trajets les plus connus du Nord-Ouest argentin. Elle traverse la Quebrada de las Conchas, aussi appelée parfois Quebrada de Cafayate, un long couloir naturel façonné par l’érosion, où les montagnes prennent des teintes rouges, orange, ocres et parfois presque violettes selon la lumière.


L’intérêt de cette journée repose justement sur la succession des arrêts. Même si la route pourrait théoriquement se faire assez vite, elle se transforme en vraie journée d’exploration dès qu’on prend le temps de s’arrêter aux principaux points d’intérêt.


Parmi les arrêts les plus marquants, La Garganta del Diablo fait partie des incontournables. La formation est spectaculaire, avec ses parois hautes et resserrées qui donnent l’impression d’entrer dans un immense entonnoir de roche rouge. Le lieu est impressionnant visuellement, mais aussi par son acoustique et l’atmosphère minérale très particulière qui s’en dégage.


Un peu plus loin, El Anfiteatro est sans doute l’un des arrêts les plus connus de la route. Ici, les parois rocheuses forment une sorte de salle naturelle aux dimensions étonnantes, avec une acoustique qui attire souvent des musiciens de passage. Le lieu est plus ouvert que la Garganta del Diablo, mais tout aussi marquant.


La route permet aussi de s’arrêter à Tres Cruces, un point de vue panoramique qui offre une belle lecture de la vallée et de ses reliefs stratifiés. C’est le genre d’arrêt plus court mais très utile pour comprendre la structure du paysage.


Autre arrêt emblématique, Los Castillos présente des formations rocheuses qui ressemblent à de grandes forteresses naturelles. Les reliefs y sont plus massifs, presque architecturaux, et donnent une autre lecture de la quebrada.


La Yesera fait également partie des arrêts intéressants, notamment pour la palette de couleurs qu’on y retrouve. Le paysage y est plus ouvert, avec des tons plus variés, parfois plus clairs, qui contrastent bien avec les rouges intenses des autres secteurs.


Enfin, El Sapo, plus anecdotique mais souvent mentionné, vaut le coup d’œil si vous aimez les formations rocheuses aux silhouettes évocatrices. Comme souvent dans cette région, l’érosion a sculpté la pierre d’une manière qui laisse facilement place à l’imagination.


Au-delà de ces points précis, toute la route mérite l’attention. On passe constamment d’un décor à un autre, avec des portions plus ouvertes, des passages resserrés entre les falaises et des vues qui donnent envie de s’arrêter même hors des sites signalés.


Pourquoi


Cette route est bien plus qu’un beau trajet entre Salta et Cafayate. Elle constitue déjà une étape à part entière du voyage.

D’abord parce qu’elle offre un concentré de ce qui rend le Nord-Ouest argentin si particulier : la minéralité, les grands espaces, les reliefs sculptés, les couleurs intenses et cette impression de traverser un territoire ancien, presque brut.


Ensuite parce qu’elle est très accessible. Contrairement à d’autres routes plus exigeantes de la région, ici les arrêts sont simples, bien identifiés et faciles à intégrer dans une journée. Cela permet d’avoir un vrai rendu spectaculaire sans difficulté particulière.

Enfin, cette journée agit comme une transition parfaite entre Salta et Cafayate. On quitte une ville encore très structurée et urbaine pour entrer progressivement dans un paysage de vallée sèche, avant d’arriver dans une petite ville viticole entourée de montagnes. Le trajet raconte déjà le changement d’univers.


Comment


Le trajet entre Salta et Cafayate fait environ 180 kilomètres et peut se faire en environ 3 heures sans arrêt, mais il faut compter nettement plus si l’on veut profiter correctement de la route. En pratique, mieux vaut prévoir une vraie demi-journée, voire plus si vous aimez photographier ou prendre votre temps sur les différents points de vue.


L’idéal est de partir le matin depuis Salta, avec de l’eau, quelques snacks et suffisamment de temps devant soi. Les arrêts principaux sont faciles à repérer et bien connus des voyageurs. Ils s’enchaînent naturellement au fil de la route, ce qui rend la journée très fluide.


Le vrai conseil ici, c’est de ne pas vouloir aller trop vite. Même si certains stops sont courts, leur accumulation fait tout l’intérêt de l’étape. On n’est pas sur une seule attraction, mais sur une route qui fonctionne par succession de paysages et de formations remarquables.


La bonne stratégie consiste donc à s’arrêter à chaque point majeur — Garganta del Diablo, El Anfiteatro, Tres Cruces, Los Castillos, La Yesera, El Sapo — puis à garder un peu de souplesse pour d’autres pauses spontanées si la lumière ou un point de vue vous attire.

L’arrivée à Cafayate se fait généralement en fin de journée ou dans l’après-midi selon votre rythme. Après la route, la ville offre un contraste très agréable : plus calme, plus basse, plus viticole, avec une vraie sensation de halte après une journée très minérale.


Encadré culturel : pourquoi la Quebrada de las Conchas est l’une des routes les plus marquantes du Nord-Ouest


La Quebrada de las Conchas fait partie de ces paysages qui donnent immédiatement une identité forte au Nord-Ouest argentin. Ici, la route ne sert pas seulement à rejoindre un point A à un point B : elle traverse un territoire façonné depuis des millions d’années par l’eau, le vent et les mouvements géologiques.

Les roches visibles dans la quebrada sont essentiellement sédimentaires. Les différentes couches se sont accumulées au fil du temps, puis ont été soulevées et progressivement érodées. C’est ce travail extrêmement lent qui a donné naissance aux falaises, aux entailles, aux amphithéâtres naturels et aux formes parfois presque irréelles que l’on observe aujourd’hui.


La couleur rouge dominante vient en grande partie de la présence d’oxydes de fer. Selon l’heure de la journée, la lumière modifie fortement la perception du relief. Les rouges deviennent plus profonds, les ocres ressortent davantage, et certains pans de montagne semblent presque roses ou violets.

Ce type de paysage est devenu l’un des grands symboles visuels de la province de Salta. Il marque aussi une rupture très nette avec l’image plus classique que l’on peut avoir de l’Argentine. Ici, on est loin de Buenos Aires, loin des pampas, et déjà pleinement dans une géographie andine, sèche, minérale et spectaculaire.


La route vers Cafayate est donc importante pour une autre raison : elle prépare l’œil à toute la suite du voyage. Après elle, on regarde différemment les vallées, les montagnes et les désertes routes du Nord argentin.


Où manger


Cette journée de route se prête plutôt à un format simple. Le long de la Quebrada de las Conchas, les options restent limitées et l’intérêt principal est clairement de profiter du trajet et des arrêts.

Le plus pratique est donc de partir avec de l’eau, quelques snacks ou de quoi faire une petite pause rapide en cours de route, puis de prévoir un vrai repas à l’arrivée à Cafayate.

Une fois sur place, vous trouverez facilement plusieurs restaurants et cafés autour du centre-ville pour vous poser après la route. L’étape du jour étant déjà bien remplie par les paysages, il n’est pas forcément nécessaire de compliquer davantage le programme.


Combien de temps rester à Cafayate ?


L’idéal est de passer au moins deux nuits à Cafayate. Cela permet de profiter tranquillement de la route le jour de l’arrivée, puis de consacrer une vraie journée complète à la ville, aux bodegas et aux vins d’altitude.

En ne restant qu’une seule nuit, l’étape devient beaucoup plus courte et on profite moins bien de l’ambiance de Cafayate.


Infos pratiques


Cette route est facile à suivre, mais elle mérite d’être abordée comme une vraie journée de visite et non comme un simple transfert. Il faut donc partir avec suffisamment de temps pour pouvoir s’arrêter souvent sans avoir l’impression d’être pressé.

Pensez aussi à prendre de l’eau, quelques snacks et de quoi vous protéger du soleil. Même si les marches sont courtes sur la plupart des arrêts, la chaleur peut vite se faire sentir selon la saison et l’heure de la journée.


Le plein d’essence est à faire avant de quitter Salta. La route n’est pas compliquée, mais les services se raréfient rapidement en dehors des villes.

Enfin, gardez un peu de place dans votre timing pour les arrêts non prévus. C’est typiquement le genre de route où l’on a envie de s’arrêter simplement parce que la lumière est belle ou qu’un point de vue surgit au détour d’un virage.


Que faire à Cafayate ? -Boucle sud Salta

Que faire à Cafayate – Jour 4


Après la route spectaculaire de la veille à travers la Quebrada de las Conchas, Cafayate offre un changement de rythme très agréable. Ici, le paysage reste minéral et andin, mais l’ambiance devient plus douce, plus viticole, presque plus posée. La ville est petite, facile à parcourir, et se découvre sans effort particulier.

Cafayate est surtout connue pour ses vins d’altitude, et c’est clairement ce qui structure une grande partie de la journée. Mais réduire l’étape à une simple succession de dégustations serait un peu trop rapide. Le centre mérite un vrai coup d’œil, la place principale a du charme, plusieurs marchés artisanaux s’installent autour de la ville, et certaines adresses permettent de mieux comprendre l’identité locale.


Cette journée se construit donc très bien autour d’un équilibre entre balade dans la ville, découvertes œnologiques et petites surprises. Dans notre cas, plusieurs bodegas nous ont permis de goûter des styles très différents, avec de très bonnes découvertes, mais aussi quelques expériences plus mitigées. C’est justement ce qui rend la journée intéressante : on n’est pas dans une carte postale uniforme, mais dans une vraie exploration du vin et de l’ambiance de Cafayate.


Activité principale : découvrir Cafayate à travers ses bodegas et son centre-ville


Quoi


Cette journée à Cafayate s’organise naturellement autour de deux axes : la découverte du centre et la visite de plusieurs bodegas.

Le centre-ville se découvre rapidement. La place principale concentre l’essentiel de la vie locale, avec ses terrasses, ses marchés artisanaux, quelques boutiques et une atmosphère très détendue. On sent vite que Cafayate vit au rythme du vin, mais aussi du tourisme de passage, avec une fréquentation qui reste plutôt agréable tant qu’on ne cherche pas une ambiance totalement hors des sentiers battus.

Autour de cette journée, nous avons visité plusieurs bodegas, toutes assez différentes.


Chez Bodega El Tránsito, nous avons trouvé l’expérience plutôt sympa, avec une vraie curiosité autour de certains vins. Leur Pata y Lana, un malbec vendange tardive, nous a particulièrement marqué parce qu’il ne ressemblait à rien de ce que nous connaissions jusque-là.

Nous sommes aussi passés par Bodega Storz, où le Gran Corte nous a semblé être la bouteille la plus intéressante de la dégustation. L’ensemble donne une lecture assez claire des styles que l’on peut retrouver dans la région.


Après une pause, nous avons poursuivi avec Finca Las Nubes, l’une des bodegas historiques du secteur. La visite de la finca est agréable et permet de mieux comprendre ce que représente la viticulture d’altitude à Cafayate. En revanche, côté vins, nous avons été plus réservés. La plupart ne correspondaient pas vraiment à nos goûts, à l’exception d’un rosé très particulier que nous avons finalement acheté — ce qui reste assez rare pour être signalé.


Enfin, gros coup de cœur chez Bad Brothers, une bodega tenue par un local et deux étrangers. Ici, on sort un peu des tarifs les plus classiques du coin, mais on entre clairement dans une autre dimension sur certains vins. Nous avons particulièrement adoré le Sunal Salvaje, un 100 % malbec issu de vignes situées à 2 700 mètres d’altitude, qui nous a vraiment semblé être une pépite. Le 100 % cabernet était lui aussi très réussi, et le Sunal Ilógico, encore un malbec mais au profil beaucoup plus atypique, nous a surpris dans le bon sens.


La journée ne se résume pas aux bodegas. À Cafayate, nous avons aussi beaucoup aimé la Galería Nanni, autant pour les œuvres que pour la rencontre avec l’artiste, aussi sympathique qu’intéressant. C’est une très bonne surprise, et une vraie respiration culturelle au milieu des dégustations.


Pourquoi


Cafayate fait partie des étapes incontournables du Nord-Ouest argentin parce qu’elle permet de découvrir une autre facette de la région. Après les routes rouges, les villages andins et les paysages désertiques, on entre ici dans un univers façonné par la vigne et par un climat très particulier.


Le vrai intérêt de Cafayate, ce n’est pas seulement de “faire des bodegas”. C’est de comprendre ce que signifie produire du vin en altitude, dans un environnement sec, lumineux et fortement marqué par les amplitudes thermiques. Cela donne des vins très particuliers, parfois aromatiques, parfois plus tendus, parfois très atypiques, qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’image classique que beaucoup se font du vin argentin.


La ville permet aussi de ralentir. C’est une étape qui fonctionne bien parce qu’elle combine découvertes, dégustations, balade à pied et rythme détendu. Après plusieurs jours de route, c’est un vrai plaisir de pouvoir poser la voiture, marcher et profiter du lieu sans courir d’un point à un autre.


Comment


La meilleure manière de vivre Cafayate est de garder une journée assez souple, avec une alternance entre centre-ville et bodegas. La ville étant petite, tout est assez simple à organiser. On peut commencer par une balade autour de la place principale, prendre un café ou repérer les marchés artisanaux, puis organiser les dégustations en fonction des horaires des bodegas.


Le plus important est de ne pas vouloir en faire trop. Même si les distances sont courtes, les dégustations demandent du temps, et le plaisir de Cafayate vient justement du fait que l’on peut prendre ce temps-là.

Dans notre cas, le rythme a bien fonctionné avec plusieurs visites réparties sur la journée, une pause au milieu, puis un retour plus tranquille vers la fin d’après-midi. Cela permet de garder de l’énergie et de ne pas transformer la journée en marathon viticole.


La Galería Nanni mérite vraiment d’être intégrée au programme si vous aimez l’art ou les lieux avec un peu plus de personnalité. Ce n’est pas l’arrêt que les guides mettent le plus en avant, mais c’est précisément ce qui en fait une bonne surprise.


Encadré culturel : pourquoi Cafayate est l’un des grands noms du vin d’altitude en Argentine


Cafayate occupe une place à part dans le paysage viticole argentin. Quand on pense vin en Argentine, on pense souvent d’abord à Mendoza. Pourtant, le Nord-Ouest produit lui aussi des vins très singuliers, et Cafayate en est la grande référence.

La région se situe dans les Valles Calchaquíes, un ensemble de vallées andines sèches, ensoleillées et relativement hautes. L’altitude joue ici un rôle décisif. Les vignes profitent d’un ensoleillement intense, mais aussi de fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit. Cette combinaison favorise la concentration aromatique, tout en permettant de conserver une certaine fraîcheur.


Cafayate est particulièrement connue pour le Torrontés, cépage blanc emblématique du Nord argentin, très expressif et souvent très aromatique. Mais la région produit aussi des rouges intéressants, notamment des malbecs et d’autres cépages travaillés différemment de ceux des grandes régions viticoles plus connues.

Le vin ici n’est pas seulement une activité économique. Il structure aussi l’image et le rythme de la ville. Cafayate vit avec ses bodegas, avec ses visiteurs, avec ses vignobles qui s’étendent autour des reliefs rouges et ocres. C’est cette relation directe entre paysage et production qui rend l’étape particulièrement intéressante.


Ce qui frappe aussi à Cafayate, c’est que toutes les bodegas ne racontent pas la même chose. Certaines restent très accessibles, d’autres misent davantage sur l’expérimentation ou sur des profils plus pointus. Cela rend la journée beaucoup plus riche qu’une simple tournée de dégustation standardisée.


Où manger, boire et dormir


Cafayate est évidemment une destination où l’on boit autant qu’on mange, et l’expérience culinaire se construit souvent en partie autour des bodegas.

Dans la ville, la place principale reste le meilleur repère pour trouver des restaurants, cafés et petites adresses où se poser entre deux dégustations. L’intérêt principal de l’étape reste néanmoins de goûter les vins directement sur place, dans des cadres souvent très agréables.


Côté dégustation, Bad Brothers a clairement été notre adresse préférée pour la qualité pure des vins. Le Sunal Salvaje 100 % malbec nous a particulièrement marqué, au point de rester l’un de nos meilleurs souvenirs œnologiques du coin.

Cafayate est aussi une bonne étape pour commencer à mieux comprendre le vin d’altitude, et pas seulement le boire. Entre les styles, les cépages, les profils plus classiques ou plus atypiques, on sent ici une vraie diversité.


Côté hébergement , nous sommes restés les deux nuits à l'hostal tierra andina, un petit hostal charmant et pas cher qui faisait clairement l'affaire. Le personnel était tres gentil et on a adoré les chats !


Combien de temps rester à Cafayate ?


Deux nuits sont selon nous le bon format. Cela permet d’arriver tranquillement après la Quebrada de las Conchas, de profiter d’une vraie journée sur place, puis de repartir sans frustration.

Avec une seule nuit, on risque de réduire Cafayate à un simple arrêt sur la route, alors que l’étape mérite vraiment d’être vécue comme un temps fort du voyage.


Infos pratiques


À Cafayate, il est préférable de ne pas trop charger le programme. Même si les distances sont courtes, les dégustations prennent du temps et l’intérêt de la journée repose aussi sur le fait de pouvoir profiter du centre tranquillement.

Si vous prévoyez plusieurs bodegas dans la même journée, mieux vaut aussi garder un rythme raisonnable et alterner avec des moments de pause. Cela paraît évident, mais c’est typiquement le genre d’étape où l’on peut vouloir en faire trop.


Les marchés artisanaux autour de la place sont agréables à parcourir, mais tous les stands ne relèvent pas forcément du véritable artisanat local. Il faut donc garder un peu de recul et prendre le temps de regarder.

Enfin, si vous aimez le vin mais que vous voulez sortir d’un parcours trop attendu, Cafayate récompense clairement les visites un peu plus personnelles et les bodegas avec une vraie identité propre.

Route 40 de Cafayate à Cachi -Boucle sud Salta

Route de Cafayate à Cachi – Jour 5



Après une journée plus douce à Cafayate entre bodegas, dégustations et balade dans le village, le cinquième jour change complètement de registre. Ici, on ne parle plus vraiment d’une étape “confort”, mais d’une vraie journée de route, de celles qui marquent un voyage. Quitter Cafayate pour rejoindre Cachi par la Route 40 permet de découvrir une autre facette du Nord-Ouest argentin : plus brute, plus isolée, plus sauvage aussi.


Sur la carte, le trajet n’a rien d’impressionnant si on le compare à d’autres grandes journées de route d’Amérique du Sud. Mais sur le terrain, l’expérience est tout autre. Très vite, on quitte l’idée d’une simple route panoramique pour entrer dans une logique de piste, d’isolement et d’immensité. Les kilomètres se font lentement, les paysages évoluent sans cesse, et l’on comprend rapidement que cette journée doit être abordée comme une expérience à part entière, pas comme un simple transfert entre deux villages.

Dans notre cas, cette étape a clairement été l’une des premières grosses claques du voyage. Fatigante, oui. Exigeante par moments, aussi. Mais surtout magnifique, au point de devenir pour nous un passage incontournable si la saison le permet et si l’état de la route reste correct.


Activité principale : parcourir la mythique Route 40 entre Cafayate et Cachi


Quoi


La route entre Cafayate et Cachi par la Ruta 40 fait partie de ces étapes qui existent d’abord pour elles-mêmes. On ne la prend pas seulement pour relier deux points du Nord argentin, mais parce qu’elle offre l’un des plus beaux visages de la région.

Dès les premiers kilomètres, on comprend que l’on quitte une étape viticole assez accessible pour entrer dans un univers beaucoup plus isolé. La route devient progressivement une piste, parfois longue, parfois irrégulière, souvent secouante, mais constamment spectaculaire. Le décor change au fil de la journée sans jamais donner l’impression de se répéter.


On traverse d’abord des secteurs plus secs, presque désertiques, dans des tons gris ou jaunes. Puis les couleurs basculent progressivement vers des rouges plus intenses, avant de laisser apparaître d’autres séquences où le vert reprend un peu sa place grâce à la présence de la rivière et de petites zones plus fertiles. Cette succession de paysages rend la journée très forte visuellement. On passe sans arrêt d’une ambiance à une autre, tout en gardant cette sensation de solitude qui fait le charme de la Route 40.

L’intérêt principal de cette étape n’est donc pas de collectionner des stops nommés comme sur la route de la veille, mais plutôt de vivre une grande traversée de paysages. Ici, les plus beaux arrêts sont parfois simplement ceux que l’on fait spontanément, quand la lumière devient belle, quand une vallée s’ouvre, ou quand une portion de piste donne envie de s’arrêter pour mesurer le décor.


L’arrivée à Cachi fonctionne ensuite comme une vraie rupture. Après une journée longue, poussiéreuse et grandiose, le village apparaît comme une parenthèse plus calme, plus reposante, presque comme un refuge à l’échelle de cette route.


Pourquoi


Cette étape est importante parce qu’elle donne une autre lecture du Nord-Ouest argentin. Après les bodegas de Cafayate et les arrêts faciles de la Quebrada de las Conchas, la Route 40 apporte quelque chose de plus rugueux, de plus physique, de plus directement lié à l’idée de road trip.

C’est aussi une journée qui marque parce qu’elle impose son propre rythme. On ne file pas sur une grande route rapide en cochant quelques points de vue. On avance plus lentement, on subit davantage le terrain, et l’on profite justement de cette lenteur pour observer les paysages dans toute leur ampleur.


Selon nous, c’est précisément ce qui fait sa force. Cette route donne le sentiment d’entrer vraiment dans les Andes et dans les vallées reculées du Nord. Elle offre un sentiment d’immensité que l’on ne retrouve pas de la même manière sur les autres étapes plus accessibles du circuit.

Si les conditions sont bonnes, c’est clairement une portion de route à ne pas manquer. Elle fait partie de ces journées qui ne se racontent pas seulement par les photos, mais aussi par la fatigue, la poussière, les secousses et l’impression d’avoir traversé un vrai morceau de territoire.


Comment


C’est une étape qui demande un peu plus d’anticipation que les jours précédents. Même si nous l’avons faite avec un petit Duster, il faut être honnête : au fur et à mesure que l’on avance, on se rend compte que l’on est bel et bien sur une piste, parfois assez remuante. Si la route est sèche, cela reste faisable avec un petit SUV. En revanche, s’il a plu, nous déconseillons clairement de s’y engager pour les moins habitués ou avec un véhicule trop léger.


À refaire, nous prendrions sans doute un pick-up, simplement pour gagner en confort sur ce type de terrain. Ce n’est pas une obligation absolue si la météo est bonne, mais cela rendrait sans doute la journée plus sereine.

Le vrai conseil ici, c’est donc de vérifier l’état de la piste avant de partir, de ne pas sous-estimer la fatigue que peut générer la conduite, et de prévoir suffisamment d’eau, un peu de nourriture et du temps. Cette route n’est pas faite pour être avalée vite. Elle mérite d’être vécue tranquillement, même si elle fatigue davantage qu’une journée plus classique.


Le trajet prend plusieurs heures et demande de rester concentré, mais il n’appelle pas forcément une succession d’arrêts “obligatoires”. L’idéal est plutôt de se laisser la liberté de faire des pauses photos quand le paysage le demande, ce qui arrive très souvent.


Encadré culturel : la Route 40, mythe argentin et colonne vertébrale du pays


La Route 40 est l’une des routes les plus mythiques d’Argentine. Elle traverse le pays du nord au sud sur plus de 5 000 kilomètres, longeant souvent la cordillère des Andes et reliant des paysages extrêmement variés, des hauts plateaux du Nord aux territoires patagoniques les plus austères.

Dans l’imaginaire argentin, la Ruta 40 n’est pas seulement une route nationale. Elle représente une forme de voyage au long cours, un rapport direct au territoire, à l’isolement, aux distances et à la diversité des paysages du pays. Elle fait partie de ces axes qui ont contribué à relier des régions immenses et longtemps éloignées les unes des autres.


Dans le Nord-Ouest, elle prend une dimension particulière. Ici, la route traverse des vallées sèches, des zones semi-désertiques, des secteurs agricoles plus ponctuels et des villages qui semblent parfois perdus à l’échelle de l’immensité environnante. Le relief, les couleurs et l’état des pistes rappellent que l’on est dans une Argentine intérieure, loin des grands centres urbains et des images les plus connues du pays.


Parcourir cette portion entre Cafayate et Cachi, c’est donc aussi entrer dans ce mythe argentin de la route. Pas une route lisse et facile, mais une route qui oblige à ralentir, à observer, à accepter la fatigue et à se laisser impressionner par l’espace. C’est souvent dans ce type de journée que le voyage prend une autre profondeur.


Où manger et dormir 


Cette journée de route se prête mal à un vrai programme gourmand. L’essentiel se joue dehors, sur la piste, dans les paysages, et non autour d’une table.

Le plus logique est de prévoir de quoi grignoter avant de partir de Cafayate, surtout si vous aimez prendre votre temps sur la route et vous arrêter souvent. Avoir de l’eau en quantité suffisante est essentiel, mais quelques snacks ou un pique-nique léger sont aussi une bonne idée, car les possibilités sur le trajet restent limitées.


L’objectif est surtout d’arriver à Cachi sans stress, puis de profiter tranquillement du village et du dîner sur place après la route.


Le soir nous avons testé le restaurant Ayrampo pour un burger maison et un risotto de quinoa, les pates fraiches de nos amies étaient sympa également 


Dormir à cachi représente un petit budget car l'offre n'est pas importante. Nous avons dormi à Casa pueblo qui fait l'affaire pour une nuit mais qui reste un peu au dela du tarif que ca devrait couter selon nous.


Combien de temps rester à Cachi ?


Une nuit à Cachi fonctionne très bien dans ce type d’itinéraire. Le village joue surtout le rôle d’étape reposante après la Route 40, ce qu’il remplit parfaitement.

Si vous avez plus de temps, vous pouvez bien sûr y rester davantage, mais dans un circuit comme celui-ci, une nuit suffit pour profiter du centre, faire une pause et repartir le lendemain dans de bonnes conditions.


Infos pratiques


Cette journée demande un minimum de prudence sur le choix du véhicule. En conditions sèches, un petit SUV peut suffire, mais ce n’est pas la route la plus confortable pour ce type de voiture. Si de la pluie est tombée récemment, mieux vaut clairement éviter cette portion sans un véhicule adapté et sans un minimum d’habitude de conduite sur piste.

Il faut aussi partir avec assez d’eau, un peu de nourriture et le plein. La Route 40 est magnifique, mais ce n’est pas le genre d’étape où l’on veut improviser totalement.


Autre point important : gardez en tête que la beauté du trajet vient aussi du fait qu’il est long et parfois fatigant. Il vaut donc mieux partir relativement tôt, ne pas prévoir un programme chargé à l’arrivée et accepter l’idée que la journée elle-même est déjà l’activité principale.

Enfin, si vous aimez conduire mais pas forcément sur des pistes secouantes, cette étape peut être plus exigeante qu’elle n’en a l’air sur papier. Cela ne la rend pas moins intéressante, bien au contraire, mais il vaut mieux le savoir avant de partir.

De Cachi à Salta par la ruta 33 et la Cuesta del Obispo - Boucle sud Salta

De Cachi à Salta par la Cuesta del Obispo - Jour 6



Après les paysages presque irréels de la Route 40 entre Cafayate et Cachi, cette journée marque une transition dans le voyage à travers le Nord-Ouest argentin. Cachi est un petit village posé au milieu des montagnes, calme et lumineux, où l’on ressent immédiatement une atmosphère différente. Les rues sont paisibles, les façades blanches reflètent la lumière sèche des Andes, et le rythme semble ralentir.

C’est une étape qui fonctionne parfaitement dans un itinéraire comme celui-ci. Après plusieurs journées de route intense et de paysages spectaculaires, Cachi permet de souffler un peu avant de repartir vers une nouvelle portion mythique : la Ruta 33 et la Cuesta del Obispo.


Et quelle route.

Entre les plateaux d’altitude couverts de cactus géants, les longues lignes droites traversant les Andes et les virages serrés qui plongent dans la vallée de Lerma, le trajet vers Salta est bien plus qu’un simple déplacement. C’est une véritable traversée de paysages andins parmi les plus emblématiques de toute la région.

On quitte un village paisible pour s’immerger progressivement dans un décor grandiose où la route devient elle-même l’une des expériences majeures du voyage.


Activité principale : la Ruta 33 et la Cuesta del Obispo


Quoi


La matinée commence tranquillement à Cachi, dont le centre se découvre facilement à pied. Le village s’organise autour de la plaza 9 de Julio, dominée par l’église San José, reconnaissable à sa façade blanche et ses lignes simples typiques de l’architecture coloniale du Nord argentin.

Prenez le temps de flâner dans les ruelles autour de la place. Les maisons basses aux murs épais en adobe rappellent l’histoire agricole et andine du village. Cachi reste une petite localité où l’on croise autant d’habitants que de voyageurs, ce qui lui donne une atmosphère très authentique.


Après cette courte exploration, la route reprend ses droits.

En quittant Cachi vers 9h30, on rejoint rapidement la Ruta 33, qui traverse l’un des paysages les plus emblématiques de la région : le Parque Nacional Los Cardones.


Parque Nacional Los Cardones


Ce parc national protège un vaste plateau d’altitude couvert de cardones, ces cactus géants qui peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur. Le paysage est saisissant : des milliers de cactus dressés dans une immense plaine entourée de montagnes.

Le silence est frappant ici. Seul le vent traverse parfois les étendues arides, et la sensation d’espace est immense.

C’est l’un des meilleurs endroits pour comprendre la géographie particulière du Nord-Ouest argentin : un territoire sec, élevé et presque désertique où la végétation s’adapte aux conditions extrêmes.


Recta del Tin Tin


Au cœur du parc se trouve la Recta del Tin Tin, une longue ligne droite parfaitement rectiligne qui traverse les plateaux.

Cette route est célèbre pour une raison étonnante : elle suit en partie un ancien tracé inca, parfaitement aligné dans le paysage. Aujourd’hui encore, elle donne l’impression de se perdre à l’infini entre les cactus et les montagnes.

C’est l’un des arrêts photo les plus impressionnants de toute la région.


Piedra del Molino


La route commence ensuite à grimper progressivement vers Piedra del Molino, le point le plus élevé du trajet, situé à 3348 mètres d’altitude.

Un petit monument marque ce passage emblématique de la route. L’air devient plus frais, les paysages s’ouvrent largement sur les montagnes environnantes et l’on ressent pleinement l’altitude.

C’est aussi l’entrée dans la Cuesta del Obispo.


Cuesta del Obispo


La Cuesta del Obispo est une route spectaculaire qui descend en lacets à travers la montagne. Les virages serrés s’enchaînent, offrant des vues incroyables sur la vallée.

Plusieurs miradors naturels permettent de s’arrêter pour observer les lacets de la route serpentant dans le relief. À mesure que l’on descend, la végétation change progressivement : les paysages arides laissent place à des zones plus verdoyantes annonçant la vallée de Lerma.

C’est l’une des routes les plus impressionnantes du Nord argentin, et sans doute l’une des plus belles expériences de road trip dans la région.


Pourquoi cette route est l’une des plus belles du Nord argentin


La Ruta 33 illustre parfaitement la diversité du Nord-Ouest argentin.

En quelques heures de route, on traverse plusieurs mondes :

  • les plateaux arides dominés par les cactus

  • les hauts cols andins

  • les routes de montagne sinueuses

  • puis les vallées verdoyantes autour de Salta

Peu de régions offrent une telle diversité sur une distance aussi courte.

Mais cette route raconte aussi l’histoire du territoire. Pendant longtemps, ces vallées étaient isolées les unes des autres, reliées uniquement par des pistes ou d’anciens chemins utilisés par les populations indigènes puis par les colons.


Aujourd’hui encore, malgré l’asphalte, on ressent cette impression de traverser un territoire immense et parfois presque intact.

C’est précisément ce qui rend cette portion de route si mémorable.


Encadré culturel : les cardones, géants silencieux des Andes


Les cactus que l’on observe dans le Parque Nacional Los Cardones sont appelés cardones (Echinopsis atacamensis). Ils comptent parmi les végétaux les plus emblématiques du Nord-Ouest argentin et donnent immédiatement à ces plateaux d’altitude une identité visuelle très forte. Certains spécimens peuvent dépasser les 10 mètres de hauteur et vivre plusieurs siècles, ce qui leur confère une présence presque monumentale dans le paysage.


Dans les Andes sèches, ces cactus ont longtemps occupé une place importante dans la vie quotidienne des populations locales. Leur bois, léger mais résistant, a été utilisé pour la construction de charpentes, de portes, de poutres ou encore de plafonds. On en retrouve encore aujourd’hui dans certaines églises coloniales du Nord argentin, preuve que ces plantes n’étaient pas seulement un élément du décor, mais aussi une véritable ressource.


Ce qui frappe surtout, c’est leur croissance extrêmement lente. Un cardón met des dizaines d’années à atteindre une taille déjà modeste, et plusieurs décennies supplémentaires pour devenir l’un de ces grands cactus qui structurent aujourd’hui le paysage. Cette lenteur donne une autre lecture du territoire : ici, tout semble se construire à une échelle de temps bien plus longue que celle du voyageur de passage.


Le Parque Nacional Los Cardones a été créé pour protéger cet écosystème fragile, mais aussi pour préserver un paysage devenu l’un des grands symboles des Andes argentines. Traverser cette région, c’est donc découvrir bien plus qu’un décor photogénique : c’est entrer dans un milieu naturel ancien, lent, exigeant, où chaque cardón raconte à sa manière la dureté et la beauté de la montagne sèche.


Où manger


Cachi reste une petite localité, mais elle propose quelques restaurants très agréables autour de la place centrale.

C’est le moment idéal pour profiter d’un petit-déjeuner tranquille avant de reprendre la route.


Une fois sur la Ruta 33, les options deviennent très limitées. Nous avons dégusté les fameuses tortillas fourrées au fromage ou à la viande qui sont toujours excellentes et cuites au barbecue. Vous trouverez également du fromage et de la charcuterie de lama sur la route. Je vous conseille de goûter car une fois le cap mental passé, le salami de lama est excellent. 


Combien de temps rester à Cachi ?


Dans un itinéraire comme celui-ci, une nuit à Cachi est généralement suffisante.

Le village fonctionne surtout comme une étape entre deux routes spectaculaires : la Route 40 et la Ruta 33.

C’est une pause bienvenue dans le voyage, mais le véritable intérêt reste la route et les paysages qui entourent la région.


Infos pratiques


Même si la distance entre Cachi et Salta est relativement courte, il est préférable de prévoir au moins quatre heures de trajet avec les arrêts.


Les paysages donnent très souvent envie de s’arrêter pour profiter des points de vue ou prendre des photos.

Le point le plus élevé de la route dépasse 3700 mètres d’altitude, ce qui peut provoquer une sensation de froid même lorsque la journée est ensoleillée. Il est donc conseillé de garder un vêtement chaud à portée de main.

Prévoyez du thé de coca ou des médicaments si vous êtes sujet au mal de montagne


Enfin, la route est globalement en bon état et accessible à tous les véhicules. Elle reste néanmoins une route de montagne avec de nombreux virages : prenez votre temps et profitez des paysages.

Jour de transition à salta avant la boucle Nord

Salta, étape de transition avant la boucle Nord


Après plusieurs journées bien remplies entre Cafayate, la Route 40 et le retour par Cachi, cette pause à Salta a surtout servi à remettre un peu d’ordre dans le voyage. Ce n’est pas le genre de journée qui remplit une carte mémoire de photos, mais c’est exactement le type d’étape qui permet de repartir dans de bonnes conditions.


Dans un itinéraire à travers le Nord-Ouest argentin, Salta joue parfaitement ce rôle de base logistique. La ville est suffisamment grande pour retrouver des services simples, des commerces plus fournis, des laveries, des supermarchés efficaces et tout ce qui devient ensuite plus compliqué à gérer une fois parti vers les villages andins de Jujuy.


Nous avons donc consacré cette journée à des choses très concrètes : faire la lessive, refaire le plein de courses, marcher un peu dans le centre sans programme précis, souffler, et préparer la suite. C’est aussi le bon moment pour regarder ce qu’il manque vraiment dans la voiture, vérifier les réserves d’eau, acheter quelques snacks pour les trajets suivants et repartir avec l’esprit plus léger.


Pour les courses, le Carrefour du centre-ville nous a semblé être l’option la plus pratique pour faire un vrai stock. Ensuite, le marché permet de compléter plus facilement avec quelques produits frais ou des petites choses du quotidien. Si vous prévoyez de cuisiner sur les jours suivants, mieux vaut clairement anticiper ici : plus on avance vers Purmamarca, Humahuaca ou Tilcara, plus les magasins deviennent petits et l’offre limitée.


Cette journée permet aussi de rappeler une chose importante dans un road trip : toutes les étapes n’ont pas besoin d’être spectaculaires pour être utiles. Au contraire, une journée de pause bien placée peut faire gagner beaucoup de confort sur la suite du voyage. Dans cette région, où l’on enchaîne vite altitude, longues routes et petits villages, profiter de Salta pour faire une vraie remise à niveau logistique est selon nous une excellente idée.


Le lendemain, changement complet de décor avec le départ vers Jujuy, la montée en altitude et l’un des grands moments du voyage : la route vers les Salinas Grandes avant de rejoindre Purmamarca.

De Salta à Pumamarca en passant par les salinas grandes - Boucle Nord salta

De Salta à Purmamarca par  les Salinas Grandes - Jour 8


Après la journée de pause à Salta, le voyage repart avec l’une des étapes les plus marquantes de cette partie du Nord argentin. Sur le papier, il s’agit simplement de rejoindre Purmamarca. Dans la réalité, cette journée se transforme en une grande traversée andine, entre montée en altitude, paysages de haute montagne, pistes isolées et arrivée spectaculaire sur les Salinas Grandes.


Plutôt que de suivre l’itinéraire le plus classique, nous avons choisi de passer par San Antonio de los Cobres. La première partie de la route est déjà très belle, avec de superbes vues sur les reliefs andins et une sensation de s’éloigner progressivement de tout. Puis vient la portion la plus marquante de la journée : la piste entre San Antonio de los Cobres et les Salinas Grandes.

C’est une route beaucoup plus sauvage que ce que l’on imagine en regardant une carte. On traverse des paysages immenses, presque vides, où l’on croise très peu de véhicules. Entre l’altitude, la poussière, les secousses et l’impression d’être seuls au milieu des Andes, la journée prend rapidement une vraie dimension d’aventure.


L’arrivée sur les Salinas Grandes agit alors comme une récompense. Après des heures de route minérale, l’étendue blanche apparaît d’un seul coup, immense et irréelle, avant la redescente finale vers Purmamarca.


Activité principale : traverser les Andes par San Antonio de los Cobres avant d’atteindre les Salinas Grandes


Quoi


Cette journée commence à Salta, avec une montée progressive vers les hauts plateaux andins. Très vite, la route change d’ambiance : on quitte les vallées plus habitées pour entrer dans des paysages beaucoup plus ouverts, plus arides, où la sensation d’altitude devient de plus en plus présente.

La première partie du trajet jusqu’à San Antonio de los Cobres est déjà intéressante en elle-même. Les vues sont magnifiques, les reliefs se déploient de plus en plus largement, et l’on sent que l’on monte vers une autre échelle de paysage. La route donne déjà une belle lecture des Andes du Nord argentin, avec ces grands espaces secs, ces montagnes nues et cette lumière très dure propre à l’altitude.


San Antonio de los Cobres marque une vraie bascule dans la journée. C’est l’un des bourgs les plus connus de cette zone andine, à plus de 3700 mètres d’altitude, souvent associé au Train des Nuages et aux hauts plateaux du Nord-Ouest. Ce n’est pas forcément ici que se joue le grand intérêt esthétique de la journée, mais le lieu marque un passage dans un autre univers, plus rude, plus isolé, plus minéral.


Ensuite commence la partie la plus marquante : la piste entre San Antonio de los Cobres et les Salinas Grandes. C’est clairement la portion la plus sauvage de l’étape. La route devient plus rock’n’roll, plus remuante, et le sentiment d’isolement devient total. Nous avons croisé très peu de voitures sur toute cette portion, ce qui renforce encore l’impression de traverser un territoire immense et presque vide.

Le paysage est magnifique tout au long de la piste. Les reliefs changent sans cesse, les couleurs varient d’un secteur à l’autre, et l’on passe par des zones où la montagne semble se déployer à perte de vue. C’est une route qui fatigue, mais qui impressionne constamment.


Puis viennent les Salinas Grandes. Après cette longue approche minérale, l’apparition soudaine de l’étendue blanche fonctionne très bien. Le contraste entre les reliefs sombres ou ocres des hauts plateaux et la blancheur éclatante du salar est saisissant. On retrouve ici l’un des paysages les plus célèbres du Nord argentin : une immense surface de sel, lumineuse, presque irréelle, que l’on peut parcourir à pied sur certaines zones aménagées.


Nous avons pris le temps de faire la visite et nous n'avons pas été déçu. Notre guide était très sympa et nous a fait faire quelques photos marrantes en jouant sur la perspective (le classique dinosaure...) et j'ai pu filmer avec le drone de très belles vidéos dispo sur mon instagram. Nous avions un doute mais sans regret pour l'avoir fait !


La journée se termine ensuite par l’arrivée à Purmamarca, où l’on ne fait finalement pas grand-chose de plus qu’un dîner et une nuit de repos. Et après une étape comme celle-là, c’était largement suffisant.


Pourquoi


Cette journée est l’une des plus fortes du parcours parce qu’elle ne se limite pas à une destination connue. Bien sûr, les Salinas Grandes constituent un grand classique du Nord-Ouest argentin, mais dans cet itinéraire, le vrai intérêt vient aussi de la route choisie pour y arriver.

Passer par San Antonio de los Cobres donne une autre dimension au trajet. On ne se contente pas de monter puis redescendre rapidement depuis Purmamarca : on traverse réellement une zone andine de haute altitude, avec ce que cela implique en termes de paysages, de sensation d’isolement et de changement d’échelle.


La piste entre San Antonio et les salines renforce encore cette impression. C’est une journée qui fait voyager pour de vrai, dans le sens le plus concret du terme : on avance lentement, on subit un peu la route, on traverse des espaces immenses, et l’on a le sentiment d’entrer dans une région plus brute, moins domestiquée.

C’est précisément ce qui rend l’arrivée aux Salinas Grandes aussi forte. Elles ne tombent pas du ciel au bout d’un trajet facile. Elles se méritent un peu, et c’est ce qui leur donne encore plus d’impact.


Comment


Cette journée doit être abordée comme une vraie journée de route andine, pas comme un simple transfert touristique.

Le premier point important concerne le véhicule. Très honnêtement, la portion entre San Antonio de los Cobres et les Salinas Grandes nous paraît compliquée à recommander en voiture normale. Nous étions déjà bien secoués avec un SUV 4x4, donc pour une voiture plus basse ou moins adaptée, ce ne serait clairement pas l’option que nous conseillerions.


La route demande aussi d’anticiper un minimum : plein d’essence, eau, snacks, et si possible une carte hors ligne, car certaines portions sont très isolées et le réseau peut être absent ou instable.

Il faut aussi prendre en compte l’altitude. La journée se déroule haut, avec des passages qui dépassent largement les 3000 mètres et une sensation qui peut vite se faire sentir selon les personnes. Même si cette journée est avant tout routière, mieux vaut ne pas négliger cet aspect.


En termes de rythme, le mieux est de partir relativement tôt de Salta, de profiter de la montée vers San Antonio de los Cobres sans se presser, puis de considérer la piste comme l’activité principale du jour. L’arrivée aux Salinas Grandes mérite ensuite un vrai arrêt, ne serait-ce que pour marcher un peu sur le salar, profiter des vues et souffler après la route.

Une fois la visite terminée, la redescente vers Purmamarca se fait plus simplement, avec une sensation de retour progressif vers une étape plus confortable après une très grosse journée.


Encadré culturel : San Antonio de los Cobres, les hauts plateaux et le monde andin d’altitude


San Antonio de los Cobres fait partie de ces lieux qui comptent moins pour leur beauté immédiate que pour ce qu’ils racontent du territoire. Située à plus de 3700 mètres d’altitude, la localité appartient à cet univers andin de haute altitude où tout fonctionne différemment : le climat, la lumière, les distances, la végétation, le rapport au temps.


Le nom même du village renvoie à l’histoire minière de la région. Depuis longtemps, ces hauts plateaux sont liés à l’exploitation de ressources naturelles et aux circulations entre les vallées du Nord argentin, l’Altiplano et les zones plus basses autour de Salta. La région a toujours été une zone de passage difficile mais stratégique, dans un espace où les routes modernes ont remplacé d’anciens chemins andins sans effacer complètement la sensation d’isolement.


San Antonio de los Cobres est aussi souvent associé au Train des Nuages, l’une des lignes ferroviaires les plus célèbres d’Argentine, pensée pour traverser ces hauteurs spectaculaires. Cela rappelle à quel point cette région a longtemps représenté un défi logistique, autant qu’un espace de fascination.

Plus largement, cette journée donne à voir ce qu’est vraiment le monde andin d’altitude : de grands plateaux presque vides, des reliefs nus, une présence humaine rare, une lumière dure, et cette impression de territoire à la fois immense et austère. C’est un paysage qui ne cherche pas à séduire immédiatement ; il s’impose plutôt par sa rudesse, son silence et sa puissance.


Dans ce contexte, les Salinas Grandes apparaissent presque comme une anomalie géographique. Leur blancheur éclatante tranche radicalement avec les tons ocres et bruns des hauts plateaux. Cet effet de contraste explique en grande partie la force visuelle du lieu. Mais pour en ressentir pleinement l’impact, y arriver depuis San Antonio de los Cobres donne clairement une lecture plus forte que par l’itinéraire le plus classique.


Où manger


Cette journée n’est pas celle où il faut construire un programme autour des restaurants. L’essentiel se joue clairement sur la route.


Le plus simple est de partir de Salta avec de quoi grignoter, de l’eau en quantité suffisante et éventuellement un petit pique-nique léger. Selon votre rythme, vous pourrez faire une pause à San Antonio de los Cobres, mais il vaut mieux ne pas compter uniquement là-dessus si vous aimez garder de la souplesse.


Nous avons mangé (encore une fois) des délicieuses tortillas fourrées, c'est vraiment pas cher et toujours bon ! on a testé ce jour celles au jambon fumé et c'était délicieux.


Une fois arrivé à Purmamarca, en revanche, vous retrouverez plusieurs restaurants agréables autour du centre du village. C’est là que la journée peut se conclure tranquillement, sans chercher plus compliqué.


Combien de temps rester à Purmamarca ?


Deux nuits à Purmamarca fonctionnent bien si vous souhaitez découvrir correctement le village, ses environs immédiats et prendre le temps d’explorer la région sans courir.


La journée d’arrivée depuis Salta par San Antonio de los Cobres et les Salinas Grandes est déjà bien dense. Il est donc logique de garder Purmamarca pour le lendemain plutôt que de vouloir tout enchaîner dans la foulée.


Infos pratiques


Le vrai sujet ici, c’est le choix de la route et le type de véhicule. Si vous empruntez l’itinéraire par San Antonio de los Cobres, il faut bien comprendre que cette option est nettement plus engagée que l’accès classique aux Salinas Grandes.


La portion de piste entre San Antonio et les salines peut être fatigante et secouante, même avec un SUV 4x4. Nous la déconseillerions clairement en voiture normale si vous n’êtes pas habitué à ce type de terrain.

Pensez à partir avec :

  • suffisamment d’eau

  • quelques snacks

  • le plein d’essence

  • une carte téléchargée hors ligne

L’altitude est également un point à prendre au sérieux. Même en restant majoritairement en voiture, certaines personnes peuvent ressentir maux de tête ou fatigue en montant rapidement. Mieux vaut avancer sans se précipiter et éviter les efforts inutiles à l’arrivée sur les hauts plateaux.


Enfin, gardez en tête que cette journée est avant tout une grande journée de route. Il faut l’assumer comme telle. Mais si les conditions sont bonnes et le véhicule adapté, c’est une étape vraiment mémorable.

Que faire à Pumamarca ? - Boucle Nord Salta

Que faire à Purmamarca ? 



Après la grande journée de route de la veille entre Salta, San Antonio de los Cobres et les Salinas Grandes, l’arrivée à Purmamarca change complètement le rythme du voyage. On quitte les hauts plateaux balayés par le vent pour retrouver un village plus compact, plus habité, plus accessible, installé au pied de l’un des paysages les plus connus du Nord argentin : le Cerro de los Siete Colores.

Purmamarca fait partie de ces lieux que l’on a souvent déjà vus en photo avant même d’y mettre les pieds. Le village est devenu l’une des cartes postales de la province de Jujuy, avec ses maisons basses en adobe, son marché artisanal et cette montagne striée de couleurs qui domine l’ensemble. Forcément, l’endroit attire. Mais une fois sur place, l’expérience est un peu plus nuancée qu’on pourrait l’imaginer.


Nous avons choisi de nous lever tôt pour découvrir les environs au calme et profiter au mieux de la lumière du matin. C’était clairement une bonne idée. Comme souvent dans ce type de village très touristique, l’atmosphère change beaucoup selon l’heure. Tôt, Purmamarca reste encore paisible, la montagne capte doucement la lumière, et l’on retrouve quelque chose de plus simple, de plus authentique, avant l’arrivée du plus gros des visiteurs.

Cette journée se prête bien à un mélange entre balade, observation et rythme plus tranquille. On n’est pas sur une étape construite autour d’une longue liste d’activités, mais plutôt sur un endroit que l’on prend le temps de lire, à pied puis en voiture dans les alentours.`


Activité principale : découvrir Purmamarca et le Cerro de los Siete Colores


Quoi


Le grand sujet de la journée à Purmamarca, c’est évidemment le Cerro de los Siete Colores. Cette montagne aux couches de couleurs successives domine immédiatement le village et constitue son image la plus célèbre.

Nous avons choisi de nous lever tôt pour aller voir le site à la première heure. C’est sans doute le meilleur moment pour le faire, autant pour éviter la foule que pour profiter d’une lumière plus intéressante sur les reliefs. Sur place, il faut être honnête : nous avons trouvé que la balade elle-même était un peu moins impressionnante que prévu sur le plan visuel. Le parcours reste agréable, l’endroit est joli, mais le Cerro de los Siete Colores nous a semblé finalement plus beau vu depuis le village que depuis la balade en elle-même. C’est un point important à signaler dans un guide, car beaucoup de voyageurs imaginent que l’intérêt principal réside forcément dans le sentier.


Cela ne veut pas dire que la promenade ne vaut pas le coup. Elle permet de prendre un peu de recul, de marcher dans un paysage très andin, et de découvrir l’environnement immédiat de Purmamarca. Mais si l’on parle du rendu visuel pur, la vue la plus forte reste selon nous celle que l’on a en arrivant dans le village ou en observant la montagne depuis ses abords immédiats.


Le reste de la journée se passe très bien dans le village lui-même. Purmamarca se découvre facilement à pied, avec un centre très compact organisé autour de la place, de l’église et du marché artisanal. C’est là que l’on retrouve vraiment l’ambiance locale, avec cette sensation d’être dans un bourg andin plus que dans une ville à visiter.

Nous avons aussi fait un petit tour en voiture dans les alentours, ce qui permet de voir d’autres paysages et d’élargir un peu la journée au-delà du seul centre. Sans forcément tomber sur une série de “grands sites” incontournables, cela donne une meilleure lecture des environs et de l’inscription du village dans la quebrada.


Pourquoi


Purmamarca est une étape importante du voyage parce qu’elle incarne très bien l’image que beaucoup se font du Nord-Ouest argentin : un village andin, des couleurs minérales, un marché, des reliefs spectaculaires et une ambiance qui tranche nettement avec Salta ou Cafayate.

Mais c’est aussi une journée intéressante parce qu’elle permet de remettre un peu de nuance dans les images trop parfaites que l’on voit souvent. Oui, Purmamarca est beau. Oui, le Cerro de los Siete Colores vaut le déplacement. Mais l’intérêt du lieu ne réside pas seulement dans “une montagne à photographier”. Il tient aussi à l’ambiance du village, au rythme plus lent, au marché, à la lumière du matin et à cette sensation d’être vraiment entré dans la Quebrada de Humahuaca.


En d’autres termes, Purmamarca fonctionne mieux lorsqu’on le vit comme un lieu dans son ensemble, et pas seulement comme un spot photo. C’est précisément ce qui rend la journée plus intéressante qu’une simple montée au mirador suivie d’un départ rapide.


Comment


Le meilleur conseil ici est simple : se lever tôt. C’est ce que nous avons fait, et cela change vraiment l’expérience. À la première heure, le village est plus calme, les visiteurs moins nombreux, et la lumière met mieux en valeur les couleurs des reliefs.

La promenade autour du Cerro de los Siete Colores peut ensuite se faire tranquillement. Il faut simplement garder en tête que la balade est agréable sans forcément être le moment le plus fort visuellement de l’étape. Si vous êtes pressé ou que vous aimez surtout les beaux points de vue, il peut être utile de savoir que la vue la plus frappante reste souvent celle depuis le village.


Ensuite, prenez le temps de revenir dans le centre, de flâner au marché artisanal, d’observer les ruelles en terre, et de laisser la journée respirer un peu. Purmamarca se prête mal aux programmes trop serrés. Mieux vaut marcher, regarder, s’arrêter, et éventuellement compléter par un petit tour en voiture dans les environs.

L’intérêt de cette journée vient justement de ce mélange : une icône paysagère, un vrai village andin et une découverte qui fonctionne davantage par ambiance que par accumulation.


Encadré culturel : Purmamarca, porte d’entrée symbolique de la Quebrada de Humahuaca


Purmamarca occupe une place particulière dans l’imaginaire du Nord argentin. Le village est devenu l’une des images les plus diffusées de la province de Jujuy, en grande partie grâce au Cerro de los Siete Colores, mais son importance dépasse largement le simple cadre d’une carte postale.

Le village se situe dans la Quebrada de Humahuaca, une grande vallée andine classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette quebrada n’est pas seulement un bel alignement de villages et de montagnes colorées : c’est un ancien axe de circulation majeur, utilisé depuis des siècles, voire des millénaires, entre les hauts plateaux andins, l’actuelle Bolivie et les vallées plus basses du nord de l’Argentine. Ce rôle de passage a façonné l’histoire de toute la région.


Purmamarca a longtemps vécu à l’échelle de cette vallée : agriculture de montagne, artisanat, échanges régionaux, circulation de populations et permanence d’une culture andine très visible. Aujourd’hui, le tourisme a transformé une partie du village, mais cette base culturelle reste perceptible dans l’organisation de l’espace, dans l’artisanat, dans le type d’architecture et dans la manière dont le paysage continue de structurer toute l’expérience.


Le Cerro de los Siete Colores est évidemment au cœur de cette identité. Ses bandes de couleurs viennent des différentes couches minérales accumulées et soulevées au fil des mouvements géologiques. Les teintes ne sont pas toujours exactement “sept” au sens strict, mais le nom est resté, porté autant par la poésie locale que par la lecture touristique du paysage. Ce qui compte, au fond, ce n’est pas le chiffre exact, mais la manière dont la montagne domine le village et en fait presque un décor total.


Le marché artisanal participe aussi beaucoup à cette image de Purmamarca. Il faut évidemment garder un peu de recul — tous les étals ne relèvent pas du même niveau d’artisanat local — mais l’ensemble participe à cette atmosphère andine que les voyageurs viennent chercher ici. On y retrouve des tissus, des objets, des couleurs et un imaginaire du Nord andin qui se prolonge bien au-delà de la seule montagne.

Purmamarca fonctionne donc à deux niveaux. D’un côté, c’est un village devenu emblématique, très photographié, parfois un peu victime de son succès. De l’autre, c’est une vraie porte d’entrée dans la Quebrada de Humahuaca, un lieu qui permet de comprendre visuellement et culturellement le basculement vers une Argentine plus andine, plus minérale et plus proche du monde altiplanique.


Où manger et dormir ? 



Le village concentre plusieurs restaurants simples et agréables autour de la place centrale, ce qui permet de déjeuner facilement après la balade du matin ou de dîner sans avoir à reprendre la voiture. Après une journée comme celle-ci, l’idée est surtout de profiter du cadre, de prendre son temps et de rester dans un rythme cohérent avec le lieu.


Nous avons testé le premier soir le restaurant tierra de colores suite à un conseil d'un ami et nous avons été agréablement surpris ! Pasta fourrées au lama et brochette de lama le premier soir, on y est même retourné le lendemain pour les pates qui étaient vraiment bonnes ! bon la sauce fromage avec un gout de fromage nous a motivé je crois autant que les pâtes, mais je recommande fortement !


Le marché artisanal, lui, participe davantage à l’ambiance générale qu’à une vraie découverte culinaire structurée, mais il vaut clairement le passage pour ressentir l’atmosphère du village.

le midi vous trouverez plein de petits stands sur la place, laissez vous tenter, la nourriture est bonne et peu chère.


Pour dormir nous avons choisi la posada tierra adentro qui est correcte, nos amies ont séjourné à l'hostel virgen de copacabana qui est sympa et dispose surtout d'"une terrasse avec une vue imprenable sur les 7 couleurs 



Combien de temps rester à Purmamarca ?


Deux nuits fonctionnent bien si vous arrivez des Salinas Grandes la veille et souhaitez profiter tranquillement du village et de ses environs le lendemain.

Purmamarca ne demande pas forcément énormément de temps pour les visites au sens strict, mais le lieu se prête bien à une étape un peu plus lente, surtout dans un itinéraire où l’on enchaîne beaucoup de routes. Une seule nuit peut suffire, mais deux permettent d’éviter de transformer le village en simple arrêt photo.


Infos pratiques


Le meilleur conseil à Purmamarca est de profiter de la lumière du matin. Le village et le Cerro de los Siete Colores gagnent vraiment à être vus tôt, avant la forte affluence et quand les couleurs restent encore bien lisibles.

Si vous envisagez la balade autour du Cerro, gardez en tête qu’elle est agréable mais qu’elle n’offre pas forcément, selon nous, la vue la plus forte sur la montagne. Il ne faut donc pas en attendre plus qu’elle ne donne réellement.


Le marché artisanal vaut le détour pour l’ambiance, mais comme souvent dans ce type de lieu touristique, tout n’est pas forcément du même niveau en matière d’artisanat authentique. Prenez le temps de regarder.

Enfin, un petit tour en voiture dans les environs peut être une bonne manière de compléter la journée si vous avez envie de bouger un peu plus, mais sans forcément chercher à empiler les arrêts. À Purmamarca, l’expérience fonctionne surtout à une échelle locale : village, lumière, marché, montagne et rythme andin.

Que faire à Humahuaca ? Boucle Nord Salta

Que faire à Humahuaca ? 



Après Purmamarca et ses reliefs déjà très connus, l’arrivée à Humahuaca donne une autre lecture de la quebrada. Le village est plus grand, plus animé, plus affirmé aussi dans son rôle de petite ville andine du Nord argentin. On retrouve les rues en terre, les façades claires, les marchés, l’église, mais avec une atmosphère un peu plus vivante que dans les étapes précédentes.


Humahuaca n’est pas forcément le village le plus charmant de toute la Quebrada de Humahuaca, mais il a une présence réelle. C’est un lieu qui se visite bien en prenant son temps, en marchant dans le centre, en observant la place principale et en laissant la ville raconter autre chose qu’une simple image de carte postale.

Cette première journée sur place est donc consacrée à la visite du village lui-même. C’est une étape plus simple, plus urbaine à l’échelle de la région, avant de prendre davantage de hauteur sur les paysages des environs.


Activité principale : découvrir Humahuaca à pied


Quoi


Humahuaca se découvre facilement à pied autour de son centre historique. La ville s’organise autour d’une place principale animée, bordée de bâtiments administratifs, de petits commerces, de cafés et de son église, qui donnent immédiatement le ton de cette étape andine.


Le cœur de la visite reste la promenade dans le centre : les ruelles, les façades en adobe, l’ambiance de petite ville régionale, et surtout le Monumento a los Héroes de la Independencia, qui domine une partie du centre depuis son escalier monumental. C’est clairement l’un des repères les plus connus de Humahuaca.

Le monument attire immédiatement l’œil par sa taille et sa position. Il rend hommage aux combattants des guerres d’indépendance dans cette région frontalière et stratégique du Nord argentin. Depuis les abords du monument, on profite aussi d’un bon point de vue sur le village et les reliefs alentour.


L’intérêt de la journée n’est pas de multiplier les sites, mais plutôt de prendre le temps de lire Humahuaca comme une ville andine vivante, plus qu’un simple arrêt touristique. On peut facilement alterner entre la place, le monument, quelques rues plus calmes et les petites boutiques ou marchés du centre.


Pourquoi


Humahuaca mérite une étape à part entière parce qu’elle donne une autre tonalité à la quebrada. Après des villages plus petits comme Purmamarca, on découvre ici un centre plus structuré, plus vivant et plus directement lié à l’histoire régionale.

Le Monumento a los Héroes de la Independencia n’est pas seulement un point photo ou un repère visuel. Il rappelle le rôle stratégique de cette partie du Nord argentin pendant les luttes pour l’indépendance. La région de Jujuy a longtemps constitué une zone de passage et de tension entre les territoires andins et le reste de l’Argentine actuelle.


Humahuaca est aussi intéressante parce qu’elle fonctionne comme un vrai centre local. On y ressent davantage la vie quotidienne, les circulations, le commerce et l’échelle régionale du lieu. Cela donne à l’étape un intérêt différent, moins “joli village”, plus “petite ville andine avec une vraie épaisseur”.


Comment


Le plus simple est de laisser la voiture et de faire le centre à pied. Humahuaca ne demande pas une organisation compliquée. Il suffit de commencer par la place principale, de remonter ensuite vers le Monumento a los Héroes de la Independencia, puis de se perdre un peu dans les rues alentours.

L’intérêt est surtout de prendre le temps d’observer l’ambiance du centre plutôt que de vouloir construire un programme trop dense. Une demi-journée ou un après-midi suffisent largement pour découvrir Humahuaca dans de bonnes conditions.

Si vous arrivez plus tôt dans la journée, cela laisse aussi le temps de profiter tranquillement des cafés ou des petites boutiques du centre, sans chercher à transformer la visite en course entre plusieurs points d’intérêt.


Encadré culturel : Humahuaca, une ville-clé dans l’histoire de la quebrada


Humahuaca ne doit pas être lue seulement comme un village touristique de plus dans la Quebrada de Humahuaca. Historiquement, elle occupe une position importante dans cette vallée andine, qui a servi pendant des siècles de couloir de circulation entre les hauts plateaux du monde andin et les vallées plus basses du sud.


Bien avant l’État argentin moderne, cette quebrada constituait déjà un axe de passage fondamental pour les peuples autochtones, puis pour les grands ensembles andins qui ont structuré la région. Les échanges, les déplacements de populations, les circulations commerciales et culturelles ont durablement marqué le territoire.


À l’époque coloniale puis pendant les guerres d’indépendance, cette position géographique a conservé toute son importance. Le Nord de l’actuelle Argentine représentait une zone sensible, tournée vers le Haut-Pérou, aujourd’hui la Bolivie, et la région de Humahuaca s’est retrouvée au cœur de plusieurs enjeux militaires. Le Monumento a los Héroes de la Independencia rappelle précisément ce passé.


Cette mémoire historique donne une autre dimension à la visite. Humahuaca n’est pas seulement un décor andin ou un point d’étape vers de beaux paysages. C’est une ville qui incarne aussi le rôle politique, militaire et culturel de la quebrada dans l’histoire longue du Nord argentin.

Aujourd’hui encore, cette position de centre régional reste visible. Humahuaca apparaît plus active, plus structurée, plus tournée vers les échanges que certains autres villages de la vallée. C’est cette combinaison entre histoire, position géographique et vie locale qui fait son intérêt.


Où manger et dormir 


Humahuaca permet de manger facilement autour du centre, avec plusieurs adresses simples près de la place principale. Comme souvent dans la quebrada, l’intérêt n’est pas forcément de chercher une grande table, mais plutôt de profiter du rythme du lieu et de rester dans une logique de journée tranquille.

Le mieux est de choisir un restaurant ou un café bien situé dans le centre, pour alterner facilement entre balade, pause et reprise de la visite à pied.


on a testé la tuna restauranté qui était plutôt sympa. 


Pour dormir nous avons passé la nuit dans un hôtel pas top que je ne vous recommanderai donc pas 


Combien de temps rester à Humahuaca ?


Une nuit fonctionne bien pour découvrir le village sans se presser. Cela permet de profiter du centre à l’arrivée, de s’imprégner de l’ambiance et de garder du temps pour explorer les environs le lendemain si besoin.

Humahuaca ne nécessite pas forcément un long séjour, mais ce n’est pas non plus une étape à expédier en quelques minutes. Lui consacrer une vraie journée ou au moins une vraie section dans l’itinéraire a du sens.


Infos pratiques


Le centre de Humahuaca se visite très bien à pied. Il est donc plus simple de se garer puis de faire la découverte du village sans reprendre la voiture.

Le Monumento a los Héroes de la Independencia est le point le plus évident à intégrer à la visite, autant pour son intérêt historique que pour la vue qu’il offre sur une partie du centre.

Comme dans d’autres étapes de la quebrada, mieux vaut privilégier une visite plutôt calme, en prenant le temps d’observer l’ambiance locale. Humahuaca fonctionne davantage par son atmosphère et sa place dans le territoire que par une longue liste de choses à faire.

Du cerra de las 14 colores jusqu'a Tilcara - Boucle Nord Salta

Monter au Cerro de los 14 Colores depuis Humahuaca puis rejoindre Tilcara 



Après une première journée consacrée à Humahuaca et à son centre, cette nouvelle étape se joue en deux temps bien distincts. Le matin, direction les hauteurs pour découvrir l’un des panoramas les plus impressionnants de toute la province de Jujuy : le Cerro de los 14 Colores, plus connu sous le nom de Hornocal. Puis, une fois redescendus de ce décor andin monumental, nous reprenons la route vers le sud pour rejoindre Tilcara, où l’ambiance devient plus détendue et plus vivante.


Cette organisation fonctionne particulièrement bien. Elle permet de profiter du Hornocal à un moment où la lumière est encore agréable et où l’on garde de l’énergie pour l’altitude, puis d’enchaîner avec une étape plus tranquille à Tilcara, sans tout concentrer sur une seule ambiance. On passe ainsi d’un paysage spectaculaire de haute montagne à un village andin plus animé, plus accessible, où l’on peut reprendre un rythme plus doux après la montée.


C’est aussi ce qui rend cette journée intéressante dans un itinéraire : elle commence très fort, avec un panorama majeur de la région, puis se termine dans une étape de transition agréable avant le retour vers Salta.`


Activité principale : monter au Hornocal le matin, puis rejoindre Tilcara


Quoi


Le cœur de la matinée se joue sur la route qui quitte Humahuaca pour monter vers le Hornocal. Très vite, on prend de l’altitude, la végétation se raréfie et le paysage devient plus sec, plus nu, plus directement andin. La route grimpe progressivement jusqu’au mirador du Cerro de los 14 Colores, situé autour de 4300 mètres d’altitude.


L’arrivée sur place est spectaculaire. Devant soi, la montagne se déploie comme une immense paroi plissée, striée de couleurs très nettes. Le relief paraît presque irréel tant les couches minérales dessinent des diagonales franches, dans des tons rouges, ocres, orangés, bruns, verts et violacés. L’effet est beaucoup plus massif que celui du Cerro de los Siete Colores à Purmamarca. Ici, la montagne ne sert pas d’écrin à un village ; elle domine tout le paysage.


Le site mérite un vrai temps d’arrêt. Il ne s’agit pas simplement de faire une photo rapide avant de repartir. Il faut marcher un peu, prendre le temps de regarder, de laisser l’œil suivre les lignes du relief et de mesurer l’échelle du lieu. C’est clairement l’un des panoramas les plus forts de cette partie du voyage.


Une fois redescendus du Hornocal, nous reprenons ensuite la route vers Tilcara. Le changement d’ambiance est immédiat. On quitte la haute altitude et la sensation de territoire immense pour retrouver une étape plus vivante, plus urbaine à l’échelle de la quebrada. Tilcara apparaît comme une destination plus animée, un peu plus touristique aussi, mais agréable pour souffler après la montée du matin.


Pourquoi


Cette journée fonctionne bien parce qu’elle combine deux expériences très différentes sans les opposer. Le Hornocal apporte la grande claque paysagère. Tilcara, elle, sert de point d’atterrissage plus calme, plus simple, plus facile à vivre.


Monter au Cerro de los 14 Colores vaut clairement le détour, car le site propose une lecture beaucoup plus monumentale du paysage coloré andin que d’autres étapes de la région. Là où Purmamarca joue sur l’icône et la composition, Hornocal impressionne par sa masse, sa structure et la brutalité presque géologique de son relief.


Le fait d’enchaîner ensuite avec Tilcara est aussi une bonne manière de redescendre progressivement, dans tous les sens du terme. Après l’altitude et l’intensité visuelle du matin, rejoindre un village plus vivant permet de reprendre un rythme plus simple, de se poser et de profiter d’une fin de journée moins exigeante.

C’est enfin une journée qui évite de surcharger Humahuaca tout en donnant à cette étape une vraie ampleur. Le village seul n’aurait sans doute pas suffi à rendre cette section du voyage aussi forte. Le Hornocal lui donne une vraie densité.


Comment


Nous sommes montés au Hornocal le matin, ce qui est selon nous une très bonne organisation. Cela permet d’aborder la route et l’altitude en étant encore en forme, de profiter d’une lumière souvent intéressante, puis de redescendre sans se presser avant de reprendre la route vers Tilcara.


Nous avons fait la montée avec notre propre voiture, ce qui mérite d’être dit clairement. Sur place, certains laissent entendre qu’il serait nécessaire ou obligatoire de passer par une excursion ou un guide. D’après notre expérience, ce n’est pas le cas. La route nous a semblé correcte avec un petit SUV ou un 4x4, à condition bien sûr de conduire prudemment et d’accepter une route de montagne.


Le point de vigilance, en revanche, reste l’altitude. Le mirador se situe autour de 4300 mètres, et cela se sent vite. Si vous êtes sensible au mal des montagnes, mieux vaut anticiper : médicaments si besoin, coca, bonne hydratation, montée tranquille, et pas d’effort inutile une fois sur place. Le vrai défi n’est pas la route, mais la manière dont le corps réagit à la hauteur.


Une fois redescendus à Humahuaca, la route vers Tilcara se fait sans difficulté particulière. Cela permet d’enchaîner sur une fin de journée beaucoup plus simple, ce qui équilibre très bien l’ensemble.


Encadré culturel : le Hornocal, une géologie spectaculaire au cœur de la quebrada


Le Hornocal est souvent présenté comme l’un des plus beaux panoramas de la province de Jujuy, et ce n’est pas exagéré. Mais ce qui en fait un site réellement marquant ne tient pas seulement à ses couleurs. Ce qui frappe ici, c’est la lisibilité du relief : une immense montagne plissée, presque graphique, où les couches géologiques apparaissent avec une netteté rare.


Les teintes visibles sur le Cerro de los 14 Colores viennent de la composition même des roches. Différents minéraux, oxydes et sédiments se sont accumulés au fil du temps, puis ont été soulevés et inclinés par les mouvements tectoniques liés à la formation des Andes. L’érosion a ensuite dégagé ces couches, rendant visible à l’œil nu un temps géologique immense.

C’est cela qui donne au Hornocal sa force particulière. On n’est pas simplement face à “une belle montagne colorée”, mais face à une véritable coupe géologique à ciel ouvert, agrandie à l’échelle d’un paysage andin. Là où d’autres reliefs colorés de la région séduisent par leur douceur ou leur photogénie, le Hornocal impressionne presque par sa brutalité formelle.


Le site s’inscrit plus largement dans l’ensemble de la Quebrada de Humahuaca, vallée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette quebrada a longtemps servi d’axe de circulation entre l’Altiplano andin, l’actuelle Bolivie et les vallées plus basses du sud. Le paysage que l’on admire aujourd’hui n’est donc pas seulement remarquable d’un point de vue naturel : il appartient aussi à un territoire historique, traversé, habité et structuré depuis des siècles.

Le nom de “14 couleurs” participe évidemment à l’imaginaire touristique, comme à Purmamarca avec les “7 couleurs”. Mais, au fond, le chiffre importe peu. Ce qui compte, c’est l’effet d’ensemble : celui d’un relief impossible à résumer, immense, ordonné par le temps, et rendu presque irréel par la lumière sèche de l’altitude.


Où manger


Le plus simple pour cette journée est de rester sur une organisation pratique. Avant la montée, mieux vaut éviter un repas trop lourd si vous êtes sensible à l’altitude. Un petit-déjeuner ou un repas léger à Humahuaca fonctionne très bien, complété par de l’eau et éventuellement un encas à garder dans la voiture.

Une fois arrivés à Tilcara, vous retrouverez une ambiance plus vivante et davantage d’options pour dîner tranquillement. Après l’altitude et la route, cela permet de terminer la journée dans un cadre plus détendu.


Combien de temps prévoir ?


Le Hornocal se gère bien sur une demi-journée, surtout si vous partez le matin depuis Humahuaca. Cela laisse ensuite tout le temps nécessaire pour redescendre tranquillement et rejoindre Tilcara sans se presser.

Cette organisation est selon nous plus agréable que de vouloir tout faire dans le même secteur, car elle permet de donner un vrai temps au panorama du matin, puis de changer d’ambiance dans l’après-midi.


Infos pratiques


Le point essentiel à prendre en compte reste l’altitude. Même si l’excursion se fait principalement en voiture, le mirador du Hornocal se situe autour de 4300 mètres, ce qui peut suffire à provoquer maux de tête, fatigue ou essoufflement. Si vous êtes sensible au mal des montagnes, mieux vaut anticiper et monter sans précipitation.

La route, elle, ne nous a pas semblé poser de difficulté particulière avec un petit SUV ou un 4x4. Contrairement à ce que certains peuvent affirmer sur place, il n’est pas obligatoire de monter accompagné d’un guide.

Pensez à prendre :

  • de l’eau

  • éventuellement un encas

  • des lunettes de soleil

  • une couche supplémentaire si le vent se lève en altitude

Enfin, le Hornocal mérite qu’on lui accorde du temps. C’est un site qui fonctionne mal si on le traite comme une simple photo-stop. Le bon équilibre consiste à monter le matin, profiter du paysage sans se presser, puis reprendre la route vers Tilcara dans un second temps.

Que faire à tilcara ? - Boucle Nord de Salta

Que faire à Tilcara ? 



Après la montée au Hornocal depuis Humahuaca le matin, l’arrivée à Tilcara change immédiatement l’ambiance de la journée. On quitte un paysage de haute altitude, austère et monumental, pour retrouver un village plus vivant, plus animé et plus facile à vivre. Dans la Quebrada de Humahuaca, Tilcara fait partie des étapes les plus connues, et cela se ressent rapidement dans les rues.


Le village concentre davantage de restaurants, d’hébergements et de commerces que la plupart des autres localités de la vallée. C’est une étape où l’on retrouve du mouvement, des terrasses, une ambiance un peu plus touristique aussi. Cela contraste parfois avec l’authenticité plus brute ressentie dans certains villages voisins, mais cela apporte aussi un confort bienvenu après plusieurs jours de route dans les Andes.

Pour cette journée, nous avons volontairement gardé un programme assez simple. Après l’altitude du Hornocal, nous n’avions pas envie d’enchaîner immédiatement avec une grosse visite. Nous avons donc préféré profiter de Tilcara tranquillement, faire un détour vers Maimará pour découvrir la Paleta del Pintor, puis garder le reste de la journée dans un rythme plus doux.


Activité principale : Tilcara, le Pucará en option et la Paleta del Pintor


Quoi


Tilcara se découvre facilement à pied autour de son centre. Le village concentre l’essentiel de son animation dans quelques rues avec des restaurants, des boutiques artisanales, des cafés et plusieurs hébergements. On sent rapidement qu’il s’agit d’une étape importante pour les voyageurs qui parcourent la Quebrada de Humahuaca, ce qui explique une ambiance plus animée que dans plusieurs villages voisins.


L’un des grands classiques de Tilcara reste le Pucará de Tilcara, un site archéologique préhispanique situé au sud du village, sur une hauteur dominant la vallée. Historiquement, il s’agit d’une ancienne forteresse omaguaca, occupée puis réorganisée à l’époque inca, dans une position stratégique au-dessus du Río Grande. Le site comprend aussi un jardin botanique d’altitude, consacré notamment aux cactus et aux plantes des milieux secs de la région.


Sur le papier, cela fait donc partie des visites importantes à Tilcara. En pratique, nous avons choisi de ne pas entrer. Le prix demandé nous a paru assez élevé, et les retours des personnes croisées à la sortie ne nous ont pas convaincus de poursuivre la visite.


À la place, nous avons opté pour une mini-randonnée dont le départ se trouve près d’un kiosque, un peu en amont de l’entrée. C’est une alternative simple mais efficace, qui permet de prendre un peu de hauteur et d’obtenir une belle vue d’ensemble sur le site et ses environs sans passer par la visite payante. Ce n’est pas une grande marche, mais elle fonctionne très bien dans une journée déjà chargée en route et en altitude.


Nous avons ensuite pris la voiture pour rejoindre Maimará, à quelques minutes seulement de Tilcara, afin de voir la Paleta del Pintor. Ce relief fait partie des paysages emblématiques de la vallée. Comme son nom l’indique, la montagne ressemble à une palette de peintre, avec une succession de couches minérales dans des tons rouges, ocres, gris, bruns et parfois légèrement verdâtres. Depuis le village, le panorama se lit immédiatement et complète parfaitement les autres montagnes colorées découvertes dans la région.

Attention, l'accès etait un peu particulier (on passe dans un genre de terrain vague pas fou) et on a traversé un bout de rivière sur un tron d'arbe) mais ça vaut quand même le coup d'y aller selon nous.


Pourquoi


Tilcara est une étape intéressante précisément parce qu’elle permet d’assouplir le voyage. Après plusieurs jours de paysages majeurs et de routes spectaculaires, le village offre un cadre plus simple, plus confortable, plus vivant aussi. Ce n’est pas forcément l’endroit le plus brut ou le plus authentique de toute la quebrada, mais c’est un lieu où l’on peut respirer un peu.


L’intérêt du Pucará est réel sur le plan historique, puisqu’il permet de rappeler que la vallée n’était pas seulement un axe de circulation mais aussi un espace occupé, défendu et structuré par des sociétés andines bien avant l’arrivée des Espagnols. Le jardin botanique complète cette lecture avec une approche plus naturelle et végétale du territoire.

Mais dans notre cas, le choix de ne pas entrer avait du sens. Un bon guide ne doit pas seulement répéter ce qu’il “faut faire”, il doit aussi dire quand une visite peut être optionnelle selon le budget, la fatigue du moment ou le ressenti que l’on a sur place.


Le détour par Maimará est justement très pertinent dans cette logique. Il apporte une autre grande image de la quebrada, sans lourdeur particulière, et permet de sortir d’une journée uniquement centrée sur le village.


Comment


Commencez par le centre du village pour prendre vos repères. La place centrale est charmante et plein de petits stands pourrons vous permettre de faire les dernières emplettes de la partie andine de votre voyage argentin.

Si l’idée du Pucará de Tilcara vous tente, sachez qu’il s’agit d’un site majeur de la région, avec en plus un jardin botanique d’altitude. Mais si, comme nous, vous n’avez pas envie de payer l’entrée ou que les retours sur place vous refroidissent, la petite marche située près du kiosque en amont de l’entrée constitue une alternative très correcte pour profiter du cadre et des vues.


Ensuite, prenez la voiture pour Maimará. Le trajet est rapide et le point de vue sur la Paleta del Pintor vaut vraiment le détour. Cela permet de garder un vrai temps fort paysager dans la journée sans la transformer en marathon.


Enfin, revenez à Tilcara pour une fin d’après-midi plus tranquille. Le village se prête bien à cela : balade, pause, dîner facile et ambiance plus détendue après plusieurs jours très denses.



Encadré culturel : Tilcara entre forteresse andine, cactus d’altitude et reliefs colorés


Tilcara occupe une place particulière dans la Quebrada de Humahuaca. Aujourd’hui, c’est l’un des villages les plus fréquentés de la vallée, l’un de ceux que l’on retrouve le plus souvent dans les itinéraires. Mais cette importance ne vient pas seulement du tourisme moderne.


Le Pucará de Tilcara rappelle que la région était déjà structurée bien avant la période coloniale. Le site archéologique correspond à un établissement fortifié omaguaca, installé sur un point stratégique dominant la vallée, et utilisé plus tard dans le cadre de l’organisation inca. Il ne s’agissait donc pas simplement d’un lieu défensif isolé, mais d’un véritable espace de contrôle, lié aux circulations, à l’agriculture et à la vie régionale.

Le jardin botanique d’altitude, associé au site, rappelle quant à lui une autre dimension du territoire : l’adaptation du vivant aux milieux secs et élevés. Dans toute cette partie du Nord argentin, les cactus, plantes aromatiques et espèces des zones arides participent autant à l’identité du paysage que les montagnes elles-mêmes.


Enfin, la proximité de Maimará et de la Paleta del Pintor montre bien que Tilcara n’est pas seulement un village à visiter pour son centre. Il s’inscrit dans un ensemble de reliefs colorés, de vallées habitées et d’anciens axes andins qui donnent toute sa cohérence à la quebrada. C’est ce mélange entre héritage préhispanique, lecture paysagère et rôle de base confortable pour les voyageurs qui fait aujourd’hui l’intérêt de Tilcara.


Ou manger et dormir ?


Tilcara est l’un des villages où il est le plus facile de trouver un restaurant dans toute la Quebrada de Humahuaca. Le centre regroupe plusieurs adresses, allant de petites cantines locales à des restaurants plus orientés vers les voyageurs.


L'hôtel que nous avions reservé a fermé depuis et je vous conseille donc uniquement de rester au niveau du centre ville ca sera plus simple car se garer relève un peu du miracle dans cette zone.


Au niveau des restaurants, bienmesabe est très sympa et si vous envie d'une très bonne pizza (un poil chère) allez à la Rockola on s'est régalé.


Combien de temps rester à Tilcara ?


Dans un itinéraire comme celui-ci, une nuit suffit largement pour profiter de Tilcara et faire le détour vers la Paleta del Pintor.

Le village peut bien sûr servir de base pour davantage de randonnées ou de visites culturelles, surtout si vous souhaitez entrer au Pucará et prendre le temps de découvrir aussi le jardin botanique d’altitude. Mais dans le cadre de cette boucle, cette étape fonctionne très bien comme une journée plus légère entre Humahuaca et le retour vers Salta.


Infos pratiques


Le Pucará de Tilcara est l’une des visites les plus connues du secteur, et son intérêt historique est réel. En revanche, cela ne veut pas dire qu’il est indispensable à tous les voyageurs. Si le tarif vous freine ou que vous n’avez pas envie d’ajouter une visite lourde à la journée, la petite marche en amont de l’entrée constitue une bonne alternative visuelle.


La Paleta del Pintor, elle, s’intègre très facilement à la journée. Le détour par Maimará est court, simple et offre un vrai retour sur investissement en termes de paysage.


Enfin, Tilcara reste l’un des villages les plus confortables de la vallée pour dormir, dîner et ralentir un peu. À ce stade du voyage, ce n’est pas un détail.


Côté stationnement, le centre ville n'est pas forcément toujours accessible en voiture et si vous souhaitez payer le stationnement il faut chercher la dame avec la chasuble orange c'est elle qui va vous vendre les tickets

Conclusion des boucles de Salta Nord et Sud

Fin de la boucle andine et retour à Salta


Il faut bien, à un moment, refermer la parenthèse. Après plusieurs jours passés à traverser les vallées, les pistes, les villages andins et les reliefs colorés du Nord-Ouest argentin, il est déjà temps de reprendre la route vers Salta pour conclure cette boucle. Cette fois, pas de grand détour ni de vraie étape intermédiaire : le retour se fait de manière plus directe, presque comme si le voyage lui-même nous poussait doucement vers sa transition suivante.


Il faut être honnête, la route du retour n’a pas le même éclat que celles qui ont marqué les jours précédents. Après la Quebrada de las Conchas, la Route 40, les plateaux andins, les Salinas Grandes, les villages de la Quebrada de Humahuaca ou encore les panoramas du Hornocal, difficile de rivaliser. Mais ce retour plus sobre a aussi son intérêt : il laisse le temps de remettre un peu d’ordre dans tout ce que l’on vient de vivre, de revoir mentalement les images fortes de cette étape, et de comprendre à quel point cette boucle autour de Salta compose un voyage à part entière dans le voyage.


Car c’est sans doute ce qui rend cette partie de l’Argentine si marquante. En quelques jours seulement, on change sans cesse de décor. On passe d’une ville coloniale animée à des routes bordées de falaises rouges, d’un village viticole entouré de montagnes à de longues pistes poussiéreuses, de plaines couvertes de cactus géants à des salines éclatantes de blancheur. Puis viennent les villages andins de Jujuy, les marchés, les montagnes plissées de couleurs, les places ombragées, les routes en altitude et ce sentiment très particulier d’être dans une Argentine plus secrète, plus minérale, plus andine aussi.


Cette boucle nous aura surtout rappelé que le Nord argentin ne se résume pas à quelques cartes postales. C’est une région de contrastes, de routes mythiques, de lumière dure, de reliefs spectaculaires, mais aussi de haltes simples, de petits villages et de journées où l’on apprend à voyager autrement, en acceptant le rythme de la montagne et de la distance. C’est un voyage de paysages, bien sûr, mais aussi un voyage de texture, de silence, d’échelle. On y roule beaucoup, on y regarde énormément, et l’on s’y sent souvent très petit face à l’immensité.


Nous retrouvons finalement Salta en fin d’après-midi, avec cette sensation familière de revenir vers une forme de confort après plusieurs jours sur les routes andines. Il faut rendre la voiture, récupérer les clés, refaire les sacs, remettre un peu de logique dans l’organisation du voyage. Ce n’est pas la partie la plus romanesque, mais elle marque une vraie bascule. La boucle est terminée.

Et quelle boucle.


Entre Salta, Cafayate, Cachi, Purmamarca, Humahuaca et Tilcara, cette étape restera sans doute comme l’un des plus beaux road trips de notre passage en Argentine. Pas forcément le plus connu à l’international, mais certainement l’un des plus riches en variété, en beauté brute et en personnalité.

Le lendemain, changement total de décor. Nous quittons les Andes sèches du Nord pour mettre le cap vers Bariloche. Après les pistes, les cactus, les salines et les montagnes colorées, une autre Argentine nous attend : celle des lacs immenses, des forêts, des sommets alpins et des paysages patagoniques. Le contraste s’annonce immense.


Et c’est précisément ce qui rend ce voyage si passionnant : à peine a-t-on le temps de refermer une région qu’une autre commence déjà à nous appeler.

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