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Patagonie andine

Entre lacs glaciaires, forêts et montagnes majestueuses

Bienvenue en Patagonie des cartes postales. Bariloche vous accueille dans un décor alpin. Les randonnées autour des lacs, les points de vue sur le Nahuel Huapi et les spécialités sucrées en font une étape détente et nature.

Bienvenue en Patagonie des cartes postales. Bariloche vous accueille dans un décor alpin. Les randonnées autour des lacs, les points de vue sur le Nahuel Huapi et les spécialités sucrées en font une étape détente et nature.

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Que faire à Bariloche ? Jour 1 - Installation et découverte de la ville

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Que faire à Bariloche ? Jour 3 - Isla victoria et bosque des arrayanes

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Que faire à Bariloche ? Jour 5 - conclusion et départ

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Que faire à Bariloche ? Jour 2 - Cerro campanario et circuito chico

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Que faire à Bariloche ? Jour 4 - La route des 7 lacs

Que faire à Bariloche ? Jour 1 - Installation et découverte de la ville

Que faire à Bariloche ? 

Jour 1



Après plusieurs semaines passées dans le Nord-Ouest argentin entre routes andines, villages de montagne et paysages minéraux, l’arrivée à Bariloche donne immédiatement l’impression d’entrer dans une autre Argentine. Ici, tout change : l’air, la lumière, la végétation, l’architecture et même l’ambiance générale. On quitte les reliefs secs et colorés des Andes du Nord pour retrouver une ville tournée vers les lacs, les forêts et les sommets aux allures alpines.


Cette première journée reste avant tout une journée d’arrivée. Après le vol, l’installation à l’hôtel et les premières contraintes logistiques, il n’était pas question de construire un programme trop chargé. En revanche, c’était le moment parfait pour prendre la température de la ville, découvrir le centre, longer le lac et commencer à comprendre pourquoi Bariloche occupe une place à part dans un voyage en Argentine.

Le centre-ville donne assez vite le ton : une ville vivante, très touristique par endroits, avec une identité qui mélange influences patagoniques, architecture presque européenne par moments, boutiques de chocolat à chaque coin de rue et une vraie relation au paysage. Même sans grande activité ce jour-là, cette première balade permet déjà de poser le décor de toute l’étape.


Activité principale : découvrir le centre-ville de Bariloche après l’arrivée


Quoi


Pour une première journée à Bariloche, le plus logique est de rester dans le centre-ville et de le découvrir à pied. Cela permet de faire une transition douce après le voyage tout en prenant déjà de vrais repères utiles pour la suite du séjour.

Le point de départ naturel reste le Centro Cívico, sans doute l’image la plus connue de la ville. Cet ensemble de bâtiments en pierre et en bois, avec sa place ouverte sur le lac, donne immédiatement à Bariloche son identité particulière. On n’est pas ici dans une grande ville argentine classique, mais dans une station patagonique qui revendique presque une esthétique alpine.


Depuis le centre, il faut prendre le temps de marcher vers les rives du lac Nahuel Huapi. La présence du lac change totalement l’expérience urbaine. Même lorsqu’on reste simplement en ville, on garde toujours ce décor immense en arrière-plan, avec l’eau, les montagnes au loin et cette lumière très changeante typique de la Patagonie andine.

Cette première balade permet aussi de repérer les rues commerçantes, les cafés, les chocolatiers et quelques bonnes adresses qui feront partie du séjour. Bariloche est connue pour son chocolat presque autant que pour ses paysages, et cela se voit tout de suite. Difficile de marcher longtemps sans tomber sur une vitrine qui donne envie de s’arrêter.


L’autre intérêt de cette première journée est plus pratique : c’est le bon moment pour repérer le centre d’information touristique, acheter une carte SUBE pour les transports et mieux comprendre l’organisation de la ville. Ce n’est pas la partie la plus “wahou” du voyage, mais elle est utile et évite pas mal de flottements pour les jours suivants.


Pourquoi


Cette première journée a du sens parce qu’elle permet de changer de rythme sans brusquer le voyage. Après un vol et un transfert, vouloir tout de suite enchaîner une grosse excursion serait souvent contre-productif. Bariloche mérite au contraire une vraie entrée en matière, et le centre-ville joue parfaitement ce rôle.

Découvrir le centre permet aussi de comprendre que Bariloche ne se résume pas à ses excursions autour des lacs. La ville a une vraie personnalité. Elle sert bien sûr de base pour explorer la région, mais elle possède aussi son propre charme, entre ses bâtiments emblématiques, son front de lac, sa culture du chocolat, ses restaurants et cette atmosphère de ville de montagne qui tranche fortement avec le reste du pays.


Enfin, cette journée est utile parce qu’elle permet de prendre tout de suite de bonnes habitudes pratiques. À Bariloche, les distances paraissent parfois courtes sur carte, mais le relief complique vite les choses. Comprendre où l’on dort, où l’on mange, comment on se déplace et comment s’organise le centre permet de gagner beaucoup de confort sur la suite du séjour.


Comment


Depuis l’aéroport, nous avons rejoint la ville en taxi. Les tarifs nous ont paru plus élevés que ceux que nous avions connus depuis le début du voyage, mais nous n’avons pas trouvé d’option de bus suffisamment simple à ce moment-là. En revanche, les deux chauffeurs que nous avons eus ont été très sympas et de bon conseil, ce qui aide toujours pour une première arrivée.

Une fois installés à l’hôtel, le plus simple est de partir à pied depuis le centre ou ses abords et de construire une balade libre. Il ne sert pas à grand-chose de surcharger cette journée : le but est surtout de marcher, regarder, repérer, prendre quelques infos utiles et commencer à se mettre dans l’ambiance.


L’idéal est de passer par le centre touristique dès le premier jour. Nous y avons récupéré des informations très efficaces pour organiser la suite, ce qui nous a vraiment semblé utile. C’est également le bon moment pour acheter une carte SUBE, qui permet d’utiliser les bus à Bariloche mais aussi dans d’autres villes argentines.

Enfin, laissez de la place à l’improvisation. Bariloche se découvre aussi très bien en s’arrêtant simplement devant une vue sur le lac, dans une chocolaterie ou sur une petite terrasse du centre. Pour un premier jour, cela suffit largement à rendre l’étape agréable.


Encadré culturel : Bariloche, une ville patagonique à part dans le paysage argentin


Bariloche occupe une place très particulière dans l’imaginaire argentin. Là où d’autres destinations de Patagonie évoquent d’abord la steppe, le vent ou les grands espaces austères, Bariloche renvoie à un autre registre : les lacs, les forêts, les montagnes et une esthétique presque alpine.

Cette identité n’est pas un hasard. La ville s’est développée dans un cadre naturel exceptionnel, au bord du Nahuel Huapi, l’un des grands lacs de Patagonie, et à proximité immédiate de sommets, de forêts andines et de multiples circuits panoramiques. Très tôt, elle s’est affirmée comme une destination de montagne à la fois touristique, sportive et contemplative.


Son architecture participe beaucoup à cette image. Le Centro Cívico, les bâtiments en pierre et en bois, certaines façades du centre ou encore l’imaginaire culinaire autour du chocolat et des fondues donnent à Bariloche une personnalité assez différente du reste de l’Argentine. On retrouve ici une influence européenne revendiquée, mêlée à une identité patagonique plus locale.

Mais réduire Bariloche à une simple “station suisse d’Argentine” serait trop rapide. La ville reste profondément ancrée dans un territoire patagonique, avec ses lacs immenses, son climat changeant, ses forêts andines et son rôle de porte d’entrée vers une région plus vaste. C’est aussi ce mélange qui fait sa force : une ville touristique, oui, mais posée dans un décor naturel qui dépasse largement la carte postale.

Cette première journée en ville permet justement de comprendre cela. Avant même de partir sur les grands circuits autour des lacs, on sent déjà que Bariloche fonctionne à la fois comme une destination en soi et comme un point de départ vers certains des plus beaux paysages de la Patagonie andine.


Ou manger et dormir ? 


Bariloche est une ville où la gourmandise fait clairement partie de l’expérience de voyage. Même dès le premier jour, difficile de passer à côté des chocolateries, des glaciers et de certaines adresses très installées dans le paysage local.

Pour les glaces, nous avons trouvé Rapanui et Mamuschka vraiment excellentes. Les glaces y sont particulièrement réussies, et les chocolats valent aussi le détour, même si l’expérience nous a davantage marqués côté glace. Dans une ville comme Bariloche, il ne faut clairement pas hésiter à goûter plusieurs adresses plutôt que de se limiter à une seule : cela fait partie du plaisir du séjour.


Côté restaurant, La Marmite est une adresse qui mérite d’être mentionnée. On y retrouve l’esprit de la fondue “à la suisse”, avec tous les marqueurs qui vont avec. Pour des Français, cela a forcément un petit goût familier, et c’est assez drôle de retrouver cet univers ici, au cœur de la Patagonie. Cela dit aussi quelque chose de Bariloche et de son identité culinaire très particulière en Argentine.


En recommandation locale, El Boliche de Alberto revient souvent. C’est une adresse bien connue à Bariloche, surtout pour les voyageurs qui cherchent une table réputée et généreuse, souvent associée aux viandes et à une cuisine argentine solide et classique.


À l’inverse, nous éviterions El Mundo. Nous y avons mangé des pâtes chères et franchement décevantes malgré de bonnes notes. C’est typiquement le genre d’erreur qu’on préfère éviter à d’autres.


Au niveau du logement nous avions choisir de séjourner à l'hotel plaza Roma, la rapport qualité prix est correct et nous avions une cuisine car apres plusieurs semaines de voyages, le besoin de manger comme à la maison se fait sentir ! 


Alternatives


Rester entièrement sur le front de lac et le centre


Si vous arrivez fatigué ou un peu tard, il n’est pas du tout nécessaire de chercher à “faire” beaucoup plus pour cette première journée. Rester sur une découverte très simple du Centro Cívico, des rues commerçantes et des abords du lac Nahuel Huapi suffit largement à entrer dans l’ambiance. À Bariloche, le décor urbain fonctionne déjà très bien comme première immersion, surtout quand il est accompagné d’un chocolat, d’une glace ou d’un dîner tranquille.


Combien de temps rester à Bariloche ?


Pour un séjour comme le vôtre, cinq jours forment un très bon format. Cela permet de combiner la découverte du centre-ville, les grands classiques comme Cerro Campanario, Circuito Chico ou Isla Victoria, et d’ajouter au moins une grosse journée de route ou d’excursion autour des lacs.

Cette première journée d’arrivée ne doit pas être vue comme une demi-journée “perdue”, mais comme une vraie entrée en matière. Bien utilisée, elle permet de mieux profiter du reste du séjour.


Infos pratiques


Dès l’arrivée, il est très utile d’acheter une carte SUBE pour prendre le bus. Elle fonctionne à Bariloche et dans d’autres villes argentines, ce qui en fait un achat pratique pour la suite du voyage.

Le centre d’information touristique du centre-ville mérite vraiment un passage. Nous y avons récupéré des informations très utiles et concrètes, bien plus efficaces que ce que l’on obtient parfois en cherchant rapidement sur internet.


Depuis l’aéroport, les taxis nous ont semblé plus chers que ceux pris jusque-là en Argentine. Nous n’avons pas trouvé de bus simple à utiliser à ce moment-là, donc cela restait l’option la plus pratique, d’autant que les chauffeurs se sont montrés très agréables et de bon conseil.


Autre point important : le dénivelé dans la ville est réel. Si vous n’aimez pas monter des escaliers ou que vous voulez limiter les efforts inutiles, il vaut mieux choisir un hôtel dans la partie basse de Bariloche. À refaire, c’est clairement ce que nous aurions privilégié. Nous avons dormi à l’Hotel Plaza Roma, qui offrait un bon rapport qualité-prix, mais nous aurions choisi un emplacement plus central et plus bas si nous avions dû réserver à nouveau.


Enfin, Bariloche est une ville où il faut assumer de goûter beaucoup de chocolat. Ce n’est pas seulement un cliché touristique : cela fait vraiment partie de l’identité locale.

Que faire à Bariloche ? Jour 2 - Cerro campanario et circuito chico

Que faire à Bariloche ?

 Jour 2


Après une première journée consacrée à l’arrivée et à la découverte du centre-ville, cette deuxième journée entre directement dans le vif du sujet. Si Bariloche est si connue, ce n’est pas seulement pour ses chocolats ou son ambiance de ville de montagne, mais aussi pour les panoramas qu’elle offre autour du Nahuel Huapi. Et dans ce domaine, le duo Cerro Campanario + Circuito Chico constitue sans doute l’un des meilleurs points de départ.


C’est aussi une journée parfaite pour comprendre ce qui rend la région si séduisante. En quelques heures, on passe du centre-ville aux rives des lacs, aux routes panoramiques, aux forêts andines et à certains des points de vue les plus emblématiques de la zone. Les distances restent raisonnables, l’organisation est simple, et l’on a très vite l’impression d’être déjà au cœur de la Patagonie des cartes postales.

Dans notre cas, le grand coup de cœur du jour a clairement été le Cerro Campanario. La montée est rapide, mais ce qui attend au sommet est vraiment spectaculaire. Avec le beau temps, la vue est à couper le souffle, et c’est typiquement le genre d’endroit où il faut prendre le temps de s’asseoir, de boire un café sur la terrasse et de regarder simplement le paysage.


Le reste de la journée s’est organisé autour du Circuito Chico, que nous avons choisi de faire en bus. Et avec le recul, c’était une très bonne décision.


Activité principale : Cerro Campanario et Circuito Chico


Quoi


Le point fort de la journée commence avec le Cerro Campanario, l’un des panoramas les plus connus de Bariloche. Depuis le pied du cerro, on peut monter à pied ou prendre le télésiège. Honnêtement, nous te conseillons clairement de choisir cette deuxième option. La montée est rapide, agréable, et permet de garder de l’énergie pour profiter pleinement du sommet.


Une fois en haut, la vue est tout simplement magnifique. Par beau temps, le panorama s’ouvre sur une succession de lacs, de péninsules, de forêts et de montagnes qui donnent immédiatement à Bariloche toute sa dimension. C’est le genre de paysage qu’on ne regarde pas seulement quelques secondes avant de repartir. Il faut vraiment prendre le temps de l’apprécier, et la terrasse du sommet s’y prête parfaitement. S’installer avec un café face à ce décor reste l’un de nos meilleurs souvenirs de Bariloche.


Après le Cerro Campanario, la journée se poursuit avec le Circuito Chico, l’un des parcours les plus classiques autour de la ville. Nous avions au départ envisagé de le faire en vélo, en pensant à une balade tranquille avec quelques arrêts. En réalité, nous nous sommes vite rendu compte que ce n’était pas du tout la bonne lecture du parcours. La route est assez fréquentée, les voitures roulent vite, et l’ensemble nous a paru beaucoup moins plaisant et beaucoup plus dangereux qu’on ne l’imaginait.


Le bus s’est donc révélé être la meilleure option. Il permet de faire les arrêts intéressants sans stress, sans se battre avec le trafic et sans transformer la journée en effort physique mal placé.

Parmi les arrêts qui nous ont le plus marqué, il y a bien sûr le secteur du Llao Llao, avec son environnement magnifique entre lac, forêt et architecture emblématique. Le cadre ici résume parfaitement l’image de Bariloche : élégant, très photogénique, mais aussi profondément ancré dans un paysage naturel exceptionnel.


Autre temps fort, le Punto Panorámico, qui offre une très belle lecture des lacs et des reliefs alentours. C’est typiquement l’arrêt qui permet de prendre du recul sur toute la région et de comprendre l’organisation du paysage.

Le reste du Circuito Chico se vit ensuite comme une succession de beaux secteurs à observer depuis le bus ou lors de petits arrêts : routes en balcon, accès au lac, forêts, vues sur les péninsules et grands reliefs andins en toile de fond.


Pourquoi


Cette journée est essentielle dans un séjour à Bariloche parce qu’elle permet de découvrir très rapidement ce qui fait la force de la région. Le centre-ville donne l’ambiance, mais ce sont vraiment les alentours qui donnent toute sa dimension au séjour.


Le Cerro Campanario est incontournable parce qu’il offre une vue d’ensemble extrêmement lisible. Si l’on ne devait faire qu’un seul point de vue facile autour de Bariloche, ce serait sans doute celui-là. Il permet d’embrasser d’un seul regard les lacs, les péninsules, les reliefs et l’immensité du paysage patagonique andin.


Le Circuito Chico, lui, complète parfaitement cette montée. Là où Campanario donne un panorama synthétique, le circuit permet ensuite d’entrer dans les détails : approcher les rives, voir les forêts, comprendre le rôle du Llao Llao, observer les différents points de vue et donner du relief concret à tout ce que l’on a vu du sommet.


Cette journée est aussi utile parce qu’elle remet un peu les choses à leur place sur l’organisation pratique. Beaucoup de voyageurs imaginent le Circuito Chico comme une petite boucle facile à vélo. Dans les faits, cela dépend vraiment de votre tolérance au trafic et du type de balade que vous recherchez. Pour nous, le bus était bien plus cohérent et bien plus agréable.


Comment


Le plus simple est de partir le matin en transport public avec la carte SUBE, que nous te conseillons d’acheter dès le premier jour. Cela rend la journée très fluide et évite d’avoir à gérer voiture, parking ou circulation sur un parcours déjà bien fréquenté.

Commence par le Cerro Campanario. C’est selon nous le meilleur moyen d’ouvrir la journée, surtout si la météo est belle. Monte en télésiège, prends le temps d’apprécier le sommet, marche un peu autour des points de vue et surtout ne redescends pas trop vite. Le café sur la terrasse n’est pas un détail : il fait vraiment partie de l’expérience.


Ensuite, poursuis sur le Circuito Chico en bus, en sélectionnant quelques arrêts bien choisis plutôt qu’en cherchant à t’arrêter partout. Dans notre cas, Llao Llao et Punto Panorámico formaient déjà une très bonne base. L’ensemble du parcours est beau, mais ces haltes permettent de donner une vraie structure à la journée.

Si tu hésites encore avec le vélo, notre retour est simple : sauf si tu es très à l’aise avec une route fréquentée et les voitures qui roulent vite, nous te déconseillons cette option. Sur le papier, l’idée paraît séduisante. Sur le terrain, cela enlève plutôt du plaisir qu’autre chose.


Encadré culturel : pourquoi le Circuito Chico résume si bien Bariloche


Le Circuito Chico n’est pas seulement une boucle touristique “à faire” autour de Bariloche. Il fonctionne presque comme une synthèse du paysage patagonique andin dans cette partie du Nahuel Huapi. En quelques dizaines de kilomètres, on passe par tout ce qui structure l’identité visuelle de la région : lacs profonds, forêts andines, péninsules, points de vue en hauteur, grands hôtels historiques et routes panoramiques.

Ce circuit raconte aussi l’histoire touristique de Bariloche. La région s’est construite très tôt comme une destination de montagne et de nature, avec l’idée de montrer des panoramas accessibles sans exiger nécessairement de longues expéditions. Le Llao Llao, par exemple, ne fait pas que représenter un hôtel célèbre : il symbolise cette manière argentine et patagonique de mettre en scène le paysage, entre prestige, architecture et immersion dans la nature.


Le Cerro Campanario participe de la même logique. Son succès repose sur quelque chose de très simple : offrir un point de vue spectaculaire sans difficulté majeure. Cela en fait un lieu presque démocratique, où l’on peut accéder à l’un des plus beaux panoramas de la région en quelques minutes.

Enfin, le Circuito Chico permet de comprendre que Bariloche ne se résume pas à une seule carte postale. La ville existe dans un système plus large de routes, de lacs et de montagnes où chaque point de vue révèle une autre facette du territoire. Ce n’est pas un décor figé, mais un ensemble vivant de reliefs et de circulations qui font de la région l’une des plus séduisantes d’Argentine.


Alternatives


 Ajouter Puerto Pañuelo, Bahía López ou la chapelle San Eduardo


Si vous avez plus de temps ou envie d’enrichir un peu la journée, le Circuito Chico permet d’ajouter quelques haltes intéressantes en plus des arrêts principaux. Puerto Pañuelo peut être utile à repérer si vous avez prévu une excursion bateau par la suite, Bahía López offre un très beau cadre naturel, et la chapelle San Eduardo fait partie des arrêts classiques du secteur. Ce ne sont pas forcément des étapes indispensables si la journée est déjà bien remplie, mais elles complètent bien le parcours pour ceux qui veulent approfondir.


Combien de temps prévoir ?


Le Cerro Campanario et le Circuito Chico occupent très bien une journée entière, surtout si vous prenez le temps de faire plusieurs arrêts et de ne pas courir d’un point à l’autre.

Ce n’est pas une journée “physiquement lourde”, mais elle devient facilement dense si l’on veut tout voir. Mieux vaut sélectionner les plus beaux points et les apprécier vraiment plutôt que vouloir cocher chaque arrêt.


Infos pratiques


Le moyen le plus simple pour faire Cerro Campanario et le Circuito Chico sans voiture reste le bus avec la carte SUBE. À Bariloche, les tarifs sont calculés par sections : les sections I à III coûtent environ 2 045 pesos, la section IV environ 3000 pesos, les sections V et VI environ 4000 pesos, et les sections VII et VIII environ 4 500 pesos. Le prix dépend de la distance exacte parcourue, mais dans la pratique les trajets autour du Circuito Chico restent très accessibles. La carte SUBE s’achète facilement en ville et permet de payer directement dans les bus.


Pour le Cerro Campanario, l’ascension se fait soit à pied soit en télésiège (aérosilla). La grande majorité des visiteurs choisit le télésiège, qui permet de rejoindre le sommet en quelques minutes. Le tarif est d’environ 18 000 pesos pour un adulte et 10 000 pesos pour les enfants, avec des variations possibles selon la saison. Les prix évoluent régulièrement en Argentine, donc il est toujours préférable de vérifier le tarif actualisé sur place.

On peut également monter à pied ce qui doit faire une petite heure de grimpette que nous avons préféré éviter mais ça me semble être un bon moment pour ceux qui veulent se réchauffer les mollets


Si la météo est bonne, il est conseillé de commencer la journée par Cerro Campanario, car la vue est l’un des grands moments du séjour à Bariloche. Prenez le temps de profiter du panorama et de boire un café sur la terrasse du sommet : c’est clairement l’un des meilleurs souvenirs de la journée.


Ensuite, poursuivez tranquillement le Circuito Chico en bus en vous arrêtant aux points les plus intéressants comme Llao Llao et Punto Panorámico. Il n’est pas nécessaire de s’arrêter partout pour profiter du parcours.

Enfin, même si l’idée du Circuito Chico à vélo peut sembler séduisante, nous avons trouvé que ce n’était pas forcément la meilleure option. La route est assez fréquentée et les voitures roulent vite. Le bus permet finalement de profiter des paysages beaucoup plus sereinement.

Que faire à Bariloche ? Jour 3 - Isla victoria et bosque des arrayanes

Que faire à Bariloche 

 Jour 3 


Après la journée panoramique du Cerro Campanario et du Circuito Chico, cette troisième journée change de registre. Cette fois, il ne s’agit plus seulement d’observer les lacs depuis la route ou depuis un sommet, mais d’entrer réellement dans cet univers lacustre qui fait une grande partie du charme de Bariloche. Pour cela, l’excursion vers Isla Victoria et le Bosque de Arrayanes reste l’un des grands classiques de la région.

Le départ en bateau ajoute tout de suite quelque chose de particulier à la journée. On quitte la route, on change de rythme, et l’on découvre la région depuis l’eau, ce qui modifie complètement la lecture du paysage. Les reliefs deviennent plus massifs, les forêts paraissent plus denses, et les couleurs prennent une autre intensité. C’est une excursion très connue, certes, mais elle l’est pour de bonnes raisons : elle permet de voir une autre facette du Nahuel Huapi, plus immersive, plus silencieuse aussi par moments.


Dans notre cas, la journée a clairement été marquée par deux ressentis très différents. Le Bosque de Arrayanes est joli, agréable, photogénique par endroits, mais il ne nous a pas semblé être le moment le plus fort de l’excursion, du moins à cette saison. En revanche, Isla Victoria nous a vraiment séduits. Il y a là-bas une atmosphère particulière, presque sauvage, avec des arbres immenses, des vues magnifiques et cette impression de se retrouver dans un décor à part.


C’est une journée qui fonctionne donc très bien si on accepte qu’elle ne repose pas sur un seul moment spectaculaire, mais sur une progression : le bateau, les vues, les forêts, l’île, puis le retour sur le lac.


Activité principale : naviguer sur le Nahuel Huapi entre Bosque de Arrayanes et Isla Victoria


Quoi


La journée commence généralement à Puerto Pañuelo, le port situé dans le secteur du Llao Llao, d’où partent les bateaux pour Isla Victoria et le Bosque de Arrayanes. Rien que ce départ donne déjà le ton : grands paysages lacustres, montagnes en arrière-plan, air frais, et cette impression de quitter Bariloche pour une excursion plus immersive dans la nature.


Le premier temps fort de la journée est souvent le Bosque de Arrayanes, une forêt très connue pour ses arbres à l’écorce orangée, tordue, presque sculptée. Le lieu est visuellement très reconnaissable et possède un certain charme, surtout lorsqu’on prend le temps de marcher sur les passerelles et de regarder les formes particulières des troncs. Nous avons eu la chance de voir encore quelques fleurs, ce qui apportait un peu plus de relief au décor.


Cela dit, pour être honnête, ce n’est pas forcément l’endroit qui nous a le plus impressionnés dans l’excursion. Hors saison de floraison plus marquée, le site reste beau mais assez rapide à parcourir. La fameuse petite cabane au bout du parcours, souvent présentée comme liée à l’univers de Bambi, n’a en réalité rien à voir avec le film, même si elle reste une vraie fierté locale et qu’elle est objectivement très jolie. Et il faut reconnaître que les gâteaux sur place sont franchement bons, ce qui ajoute une petite touche agréable à la visite.


Ensuite, l’excursion prend une autre dimension avec Isla Victoria. Là, on change complètement d’échelle et d’ambiance. Les arbres deviennent beaucoup plus imposants, le cadre plus ample, plus profond, et l’île dégage quelque chose de très particulier. Il y a une sensation de nature plus dense, plus intacte, presque plus sauvage. C’est vraiment cette partie-là qui nous a le plus marqué. Entre les immenses arbres, les vues sur le lac et l’atmosphère générale, l’île a ce petit supplément d’âme qui transforme une belle excursion en vrai souvenir de voyage.

Le trajet en bateau lui-même fait pleinement partie de l’expérience. Les vues sur les îles, les rives boisées, les montagnes et les jeux de lumière sur l’eau ajoutent énormément à l’ensemble. Nous avions pris sandwichs, gâteau et café pour le bateau, ce qui fonctionne d’ailleurs très bien dans ce genre de journée.


Pourquoi


Cette excursion est importante dans un séjour à Bariloche parce qu’elle permet de découvrir le Nahuel Huapi autrement. Depuis la ville, depuis la route ou depuis les miradors, les lacs forment déjà un décor magnifique. Mais les parcourir en bateau, débarquer sur une île, entrer dans une forêt et ressentir le paysage à une autre échelle donne quelque chose de plus complet.


Le Bosque de Arrayanes fait partie des grandes images associées à Bariloche, mais ce n’est pas forcément lui qui justifie à lui seul la journée. Son intérêt vient surtout du fait qu’il s’intègre dans un ensemble plus large, avec la navigation et surtout Isla Victoria.

Cette dernière donne selon nous la vraie profondeur à l’excursion. C’est elle qui apporte la part de rêve, de verticalité, de forêt immense, et cette sensation de territoire lacustre patagonique que l’on vient chercher à Bariloche. En cela, la journée complète très bien les excursions terrestres des jours précédents : après les vues panoramiques, voici l’immersion dans le paysage.


Comment


Le plus simple est de rejoindre Puerto Pañuelo le matin pour embarquer sur l’excursion. Mieux vaut prévoir la journée entière, car même si les visites elles-mêmes restent accessibles, l’ensemble prend du temps entre les embarquements, les traversées, les débarquements et les parcours sur place.


Nous te conseillons clairement d’apporter un peu à manger avec toi, surtout si tu n’as pas envie de dépendre entièrement de ce qui est disponible sur place. Dans notre cas, avoir des sandwichs pour le bateau a très bien fonctionné, et le café avec gâteau à la banane a ensuite apporté la petite pause gourmande du jour.

Il faut aussi garder des attentes bien calibrées. Le Bosque de Arrayanes est agréable, mais il ne faut pas forcément en attendre le moment le plus spectaculaire du séjour. En revanche, pour Isla Victoria, mieux vaut prendre son temps, marcher tranquillement et profiter vraiment de l’atmosphère. C’est là que l’excursion prend toute sa valeur.


Enfin, comme souvent à Bariloche, la météo joue beaucoup. Avec de la lumière, les couleurs du lac, des forêts et des reliefs rendent la journée beaucoup plus marquante.


Encadré culturel : les arrayanes, Isla Victoria et l’imaginaire lacustre de Bariloche


L’excursion vers Bosque de Arrayanes et Isla Victoria résume très bien une partie de l’identité de Bariloche : celle d’une Patagonie andine où l’eau, la forêt et la montagne fonctionnent ensemble pour créer un imaginaire très particulier.

Les arrayanes sont souvent présentés comme l’élément vedette de la journée. Il s’agit d’arbres à l’écorce lisse et orangée, très reconnaissables, qui donnent à la forêt un aspect presque décoratif. Leur silhouette tordue et leur couleur particulière expliquent en grande partie leur succès visuel. Dans le paysage de Bariloche, ils incarnent cette idée de forêt presque enchantée que beaucoup de visiteurs viennent chercher.


Mais l’intérêt du lieu ne se limite pas à sa photogénie. La présence de ces arbres rappelle aussi que la région du Nahuel Huapi est un territoire forestier complexe, où coexistent différentes espèces andines, adaptées à un climat humide, frais et changeant. On est ici dans une autre Patagonie que celle des grandes steppes du sud : une Patagonie de lacs et de bois.


Isla Victoria renforce cette impression. L’île occupe une place importante dans l’imaginaire touristique de Bariloche parce qu’elle condense ce que la région offre de plus séduisant : de vastes forêts, des vues ouvertes sur le lac, des sentiers accessibles et cette sensation de nature presque intacte. Même si le site est évidemment très visité, il garde quelque chose de fort, notamment grâce à la taille des arbres et à l’impression d’espace.

Dans un séjour à Bariloche, cette excursion permet donc d’élargir la lecture du paysage. Après les routes et les miradors, on comprend ici que la région ne se résume pas à des points de vue sur les lacs. Elle se vit aussi depuis l’eau, dans les forêts, sur les îles, et dans ce rapport très direct à une nature qui reste le véritable fil rouge de l’étape.


Expérience culinaire 


Cette journée se prête bien à une organisation simple. Nous avions pris des sandwichs sur le bateau, ce qui nous a paru être une très bonne option. Dans ce type d’excursion, avoir quelque chose de léger et pratique permet de garder de la souplesse sans dépendre complètement des horaires ou des points de restauration.

La petite pause la plus agréable de la journée a finalement eu lieu au niveau du Bosque de Arrayanes, avec un café et un gâteau à la banane. Cela peut sembler secondaire, mais dans une journée d’excursion, ce genre de détail compte beaucoup : cela permet de faire une vraie pause, de profiter du cadre et de garder un rythme détendu.

Le soir, de retour à Bariloche, il est ensuite très facile de dîner en ville sans complication. Après une journée sur le lac, le mieux reste souvent de revenir à quelque chose de simple et confortable dans le centre.


Alternatives

Remplacer l’excursion par une journée plus terrestre autour de Llao Llao


Si vous n’êtes pas très attiré par les excursions en bateau, une bonne alternative consiste à consacrer la journée au secteur de Llao Llao, Puerto Pañuelo, aux petites balades du coin et à quelques points de vue autour du lac. L’ambiance reste magnifique, les paysages très forts, et cela permet de garder un bon niveau d’immersion sans passer la journée sur l’eau.


Combien de temps prévoir ?


L’excursion vers Isla Victoria et le Bosque de Arrayanes prend clairement la journée entière. Même si les parcours sur place ne sont pas compliqués, l’ensemble bateau + débarquements + visites demande du temps.

Il ne faut donc pas chercher à y ajouter un autre gros programme le même jour. Mieux vaut considérer cette excursion comme le cœur complet de la journée.


Infos pratiques


L’excursion vers Isla Victoria et le Bosque de Arrayanes se fait généralement au départ de Puerto Pañuelo et prend la journée entière. Le tarif de base est d’environ 140 000 pesos argentins pour un adulte et 70 000 pesos pour les enfants, ce qui en fait clairement l’une des excursions les plus chères du séjour à Bariloche. Certaines agences proposent aussi une formule avec transfert jusqu’au port avec un supplément, ce qui peut être intéressant si vous ne voulez pas gérer le trajet jusqu’à Puerto Pañuelo.


Mieux vaut donc considérer cette sortie comme une vraie journée d’excursion, avec un budget conséquent, et non comme une simple balade en bateau.


Pensez à prévoir de l’eau et quelque chose à manger, surtout si vous voulez garder de la souplesse. Dans notre cas, avoir des sandwichs pour le bateau a très bien fonctionné. La pause café et gâteau sur place reste agréable, mais il vaut mieux ne pas dépendre uniquement de ce qui est vendu sur le parcours.


Le Bosque de Arrayanes se parcourt assez rapidement. Il vaut mieux calibrer ses attentes : c’est joli, photogénique, agréable à faire, mais ce n’est pas forcément le moment le plus fort de la journée, surtout hors période de floraison plus marquée.


À l’inverse, gardez du temps et de l’énergie pour Isla Victoria. C’est vraiment cette partie qui donne toute sa valeur à l’excursion, avec son atmosphère plus sauvage, ses arbres gigantesques et les vues sur le lac.

Enfin, comme souvent à Bariloche, la météo change complètement l’expérience. Avec du beau temps, les couleurs du lac, des forêts et des reliefs rendent la journée beaucoup plus impressionnante.

Que faire à Bariloche ? Jour 4 - La route des 7 lacs

Que faire à Bariloche 

 la Route des 7 Lacs – Jour 4


Après les vues ouvertes du Cerro Campanario, puis la navigation sur le Nahuel Huapi entre Isla Victoria et le Bosque de Arrayanes, cette quatrième journée pousse encore un peu plus loin l’exploration de la Patagonie andine. Ici, le sujet n’est plus seulement un point de vue ou une excursion précise, mais une route entière, presque un voyage dans le voyage. Depuis Bariloche, partir sur la Route des 7 Lacs permet d’entrer dans une autre échelle : celle des longues forêts, des lacs glaciaires qui surgissent entre les troncs, et de cette sensation très particulière de rouler dans une Patagonie douce, verte, presque alpine par moments.


La journée se construit naturellement autour de la voiture. C’est une route qui se vit au rythme des arrêts, des lumières, d’un café pris au bon endroit et de ces moments où l’on se gare simplement parce qu’un lac vient de se dévoiler au détour d’un virage. L’itinéraire classique commence par Villa La Angostura, puis suit la Ruta 40 jusqu’à San Martín de los Andes, en traversant l’un des parcours les plus célèbres de la Patagonie argentine. La portion officiellement appelée Camino de los Siete Lagos relie bien Villa La Angostura à San Martín de los Andes sur environ 110 kilomètres, mais en partant de Bariloche, la journée devient une vraie boucle et mérite d’être pensée comme telle.


Ce qui fait la force de cette étape, ce n’est pas un seul site iconique qui écrase tout le reste. C’est la continuité. Le paysage s’installe progressivement, se répète sans jamais vraiment se ressembler, alterne les lacs et les bois, les plages de galets et les belvédères, puis finit par donner cette impression rare d’avoir traversé un territoire cohérent, presque intime, alors qu’on a passé la journée à changer de décor. C’est sans doute pour cela que la Route des 7 Lacs reste, pour beaucoup, l’un des grands classiques à faire autour de Bariloche.


Activité principale : parcourir la Route des 7 Lacs depuis Bariloche


Quoi


On quitte Bariloche tôt le matin pour rejoindre Villa La Angostura, qui sert de vraie porte d’entrée à la route. Le trajet d’approche est déjà agréable, mais l’ambiance change nettement une fois arrivé dans cette petite ville de montagne élégante, posée entre forêt et lac. C’est le bon endroit pour une première pause, un café, quelques provisions pour la journée, et cette impression que le road trip commence vraiment ici. Villa La Angostura est souvent présentée comme l’un des villages les plus charmants de la région, et ce n’est pas volé : tout y semble plus calme, plus boisé, plus patagonique au sens doux du terme.


Ensuite, la route suit la Ruta 40 et commence à enchaîner ce que la région fait de mieux : des lacs, des forêts, puis encore des lacs. Le premier grand arrêt logique est souvent le Lago Espejo, dont le nom dit déjà presque tout. Quand le vent se calme, l’eau prend réellement un aspect de miroir. Le décor y est très pur, très lisible, avec cette lumière froide et nette typique de la région. Un peu plus loin, le Lago Correntoso apporte une autre ambiance, plus ouverte par endroits, avant que la route continue vers Escondido, Villarino, Falkner et Machónico, chacun avec sa propre atmosphère. Certains se découvrent depuis un simple belvédère, d’autres donnent envie de s’arrêter un peu plus longtemps, de marcher quelques minutes ou de s’asseoir au bord de l’eau.


Parmi les plus marquants, Lago Falkner revient très souvent comme un temps fort du parcours. La plage, les montagnes en fond et la largeur du lac en font un arrêt presque évident. Plus loin, le mirador du Lago Machónico fonctionne différemment : on ne vient pas y chercher une plage ou un moment de pause prolongé, mais une vraie vue de route, une image rapide et forte qui rappelle que cette journée est aussi faite d’apparitions. 

Enfin, l’arrivée à San Martín de los Andes, au bord du Lago Lácar, apporte une conclusion très naturelle au trajet. On quitte alors le rythme des arrêts dispersés pour retrouver une ville de montagne plus structurée, parfaite pour déjeuner, marcher un peu sur le front de lac et sentir que la journée a bien une destination, pas seulement un parcours.


Pourquoi


La Route des 7 Lacs vaut le détour parce qu’elle propose exactement ce que l’on vient chercher à Bariloche sans toujours savoir le formuler : une Patagonie où la route est aussi importante que les points d’arrivée. Le Circuito Chico est superbe, mais reste proche de la ville. Ici, on gagne en profondeur, en durée, en sensation de traversée. On passe d’un paysage observé à un paysage habité pendant plusieurs heures. C’est une grande différence.


Elle vaut aussi le détour parce qu’elle ne se résume pas à un seul “spot Instagram”. Ce n’est pas une route qui se consomme en cochant des arrêts. Elle fonctionne beaucoup mieux quand on accepte de la vivre dans son ensemble, en laissant la forêt, les rives et les changements de lumière créer le fil rouge de la journée. C’est précisément ce qui la rend si mémorable : on ne retient pas seulement un lac, mais une succession de scènes qui finissent par former une même impression de grandeur calme.


Enfin, c’est une journée importante parce qu’elle montre une autre Patagonie que celle que l’on imagine spontanément. Ici, pas de steppe infinie ni de décor austère. On est dans une Patagonie de bois, d’eau, de petites villes élégantes et de routes sinueuses. Une Patagonie plus douce dans ses formes, mais pas moins spectaculaire. Et cette nuance-là compte vraiment dans un voyage en Argentine.


Comment


La meilleure manière de faire cette journée reste clairement la voiture. Non pas par confort pur, mais parce que tout l’intérêt de la route repose sur la liberté de s’arrêter. Un mirador qui accroche la lumière, un lac plus beau que prévu, une plage qui semble parfaite pour dix minutes de pause : sans voiture, on perd une grande partie de ce plaisir.


Le bon rythme consiste à partir tôt de Bariloche, rejoindre Villa La Angostura dans la matinée, puis entrer sur la route avec une idée simple : mieux vaut quelques beaux arrêts bien vécus qu’une course absurde d’un panneau à l’autre. Espejo, Correntoso, Falkner et Machónico forment déjà une très bonne trame, à laquelle on peut ajouter un ou deux arrêts spontanés selon la lumière et l’envie.

Si l’on poursuit jusqu’à San Martín de los Andes, la journée reste tout à fait faisable sans être trop chargée, à condition de ne pas transformer chaque halte en longue installation.


Encadré culturel : pourquoi cette route est un immanquable de la région


La Route des 7 Lacs est devenue bien plus qu’un simple itinéraire routier. Dans l’imaginaire argentin, elle incarne une certaine idée du voyage en Patagonie : une route panoramique, accessible, mais suffisamment belle pour donner l’impression d’entrer dans un territoire plus vaste que soi. Elle traverse deux grands espaces protégés, Nahuel Huapi et Lanín, ce qui explique en partie la qualité presque continue des paysages qu’elle déroule.


Le chiffre “sept” a bien sûr quelque chose de pratique, presque marketing. Il fixe une image facile à retenir : sept lacs, une route, une journée ou un road trip. Mais la réalité du terrain est plus riche. En partant de Bariloche, on croise bien plus que sept lacs, et c’est justement cette abondance qui frappe. Le paysage lacustre ici n’est pas ponctuel, il est systémique. Les lacs organisent la route, les forêts les relient, les montagnes les enferment ou les accompagnent, et tout cela crée une lecture extrêmement cohérente de la Patagonie andine.


Ce qui fait enfin la force durable de cette route, c’est son équilibre. Elle offre beaucoup sans demander l’effort d’une grande randonnée ou la logistique d’une expédition. C’est une route que l’on peut vivre dans la contemplation, dans le silence, dans le simple plaisir de rouler et de s’arrêter. Et c’est souvent cela, au fond, qui transforme un bel itinéraire en souvenir durable : non pas un moment spectaculaire isolé, mais la sensation d’avoir passé une journée entière dans un paysage qui n’a jamais cessé d’être beau.


Expérience culinaire 


La Route des 7 Lacs est une journée qui se prête très bien à un format simple et bien pensé. Le plus cohérent reste de partir avec de quoi pique-niquer : sandwichs, eau, café à emporter, quelques douceurs. C’est typiquement le genre de route où l’on a envie de manger face à un lac plutôt que de s’imposer un restaurant à heure fixe. Cette liberté fait aussi partie du charme du parcours.


Cela dit, Villa La Angostura puis San Martín de los Andes permettent toutes les deux une vraie pause café ou déjeuner si l’on préfère rester plus léger sur l’organisation. Dans l’esprit de la journée, la meilleure option reste souvent un mélange des deux : un café en ville, un encas sur la route, puis un retour plus tranquille le soir vers Bariloche.


Alternatives


Version plus courte jusqu’à Villa La Angostura et premiers lacs


Si tu ne veux pas passer trop d’heures en voiture, la meilleure alternative consiste à faire une version plus ramassée : Bariloche, puis Villa La Angostura, puis les premiers grands arrêts comme Espejo et Correntoso, avant de revenir en prenant davantage le temps sur chaque halte. C’est une option très cohérente si l’on veut garder l’esprit de la route sans transformer la journée en longue boucle jusqu’à San Martín de los Andes.


Combien de temps prévoir ?


Il faut prévoir la journée entière. En excursion organisée, le format classique est d’environ 10 à 11 heures ; en voiture personnelle, la durée dépendra surtout du nombre d’arrêts et de l’envie de pousser ou non jusqu’à San Martín de los Andes. Ce n’est pas une journée qu’il faut comprimer. Elle fonctionne justement parce qu’on lui laisse de l’espace.


Infos pratiques


La première chose à savoir, c’est que la Route des 7 Lacs entre Villa La Angostura et San Martín de los Andes fait environ 110 kilomètres, mais qu’en partant de Bariloche, la journée devient bien plus longue, puisqu’il faut ajouter l’aller-retour jusqu’à Villa La Angostura. Au total, on est sur une vraie journée de route, pas sur une simple sortie de quelques heures.


Le plus simple reste de louer une voiture. C’est ce qui permet de s’arrêter librement aux miradors et aux lacs, sans dépendre d’un bus ou d’une excursion. Si l’on préfère ne pas conduire, il existe des sorties organisées à la journée, généralement autour de 10 à 11 heures, ce qui donne une bonne base pour estimer le timing nécessaire.


Pense à partir avec le plein, de l’eau et quelque chose à manger. Même si la route est entièrement asphaltée et facile à suivre, elle donne très souvent envie de s’arrêter plus longtemps que prévu. Et comme souvent en Patagonie andine, le temps peut changer vite : mieux vaut avoir une couche supplémentaire dans la voiture, même en novembre.

Que faire à Bariloche ? Jour 5 - conclusion et départ

Que faire à Bariloche 

Conclustion et départ - Jour 5


Fin de l’étape et départ vers la Patagonie australe


Le réveil sonne tôt ce matin. Bariloche dort encore lorsque nous quittons l’hôtel pour rejoindre l’aéroport. Les rues sont calmes, l’air est frais et la ville semble presque différente de celle que nous avons parcourue ces derniers jours.

Ce séjour autour du Nahuel Huapi nous aura offert une vision très particulière de la Patagonie. Une Patagonie plus douce, presque alpine par moments, faite de lacs immenses, de forêts profondes et de routes panoramiques qui invitent à ralentir.


Les journées se sont enchaînées avec une logique très naturelle. D’abord la découverte de la ville et de ses rues en pente, avec ses chocolateries célèbres et cette atmosphère de station de montagne qui donne immédiatement le ton. Ensuite les panoramas spectaculaires du Cerro Campanario, sans doute l’un des plus beaux points de vue de la région, puis la boucle du Circuito Chico, où chaque virage semble ouvrir une nouvelle fenêtre sur le lac et les montagnes.


La navigation vers Isla Victoria et le Bosque de Arrayanes a ensuite permis d’entrer plus profondément dans ce paysage lacustre. Voir les rives depuis l’eau, débarquer sur l’île, marcher dans la forêt et ressentir la présence des immenses arbres donne une autre dimension à la région. C’est une manière plus immersive de comprendre ce territoire où la nature reste le fil conducteur de chaque journée.


Enfin, la Route des 7 Lacs aura été l’occasion de prendre encore un peu plus de recul et de traverser cette Patagonie des forêts et des eaux qui caractérise toute la région. Entre Villa La Angostura, les plages sauvages du Lago Falkner, les reflets du Lago Espejo et l’arrivée paisible à San Martín de los Andes, cette route rappelle que Bariloche ne se résume pas à une seule ville mais à tout un territoire de montagnes et de lacs.


Ce qui marque le plus dans cette étape, c’est peut-être cet équilibre rare entre paysages spectaculaires et atmosphère paisible. Ici, tout semble inviter à prendre son temps : les routes, les cafés au bord du lac, les longues forêts et les lumières changeantes sur l’eau.

Mais le voyage continue.


Dans quelques heures, nous allons quitter cette Patagonie lacustre pour rejoindre une autre facette du sud argentin. Une Patagonie plus brute, plus verticale, dominée par les glaciers, les vents et les montagnes mythiques.


Prochaine étape : El Chaltén, capitale argentine du trekking, au pied du légendaire Fitz Roy.

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